La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

28 octobre 2006

Agrégateur de sites internet DSK

rss

Chers amis, comme vous le savez, Dominique Strauss-Kahn, convaincu depuis longtemps de l'importance des nouvelles technologies de l'information, est très présent sur le net depuis plusieurs années. Son blog (http://www.blogdsk.net) est le blog politique le plus visité de France.

Dans chaque département, il y a un ou plusieurs blogs de soutien à sa candidature et un réseau de blogueurs coordonné. Grâce à tous ses blogs qui sont apparus sur la toile, vous pouvez retrouver toute l'actualité autour de Dominique Strauss-Kahn et toutes ses propositions. Mais courir après l'information et les blogs prend beaucoup de temps. Avec l'outil suivant, vous pouvez d'un coup d'oeil avoir une vue d'ensemble de ces blogs : blogs perso, blogs nationaux, blogs départementaux, blogs Socialisme & Démocratie, blog de DSK ou DSK2007.net. C'est ici :
http://rssavecdsk.dsk2007.net. Bonne lecture...

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27 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn porté au Zénith

Dans une salle du Zénith pleine à craquer et dans une ambiance surchauffée avec plus de 6.000 militants, les trois candidats socialistes se sont retrouvés hiers soir pour ce qui restera dans les souvenirs de ceux qui y ont assisté comme un (le) très grand meeting de cette campagne à l’investiture.

Pas de caméras, pas de micros, tout pour les militants, un vrai meeting politique avec enthousiasme, applaudissements et sifflets comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps.

DSK au ZénithLaurent Fabius, toujours excellent orateur, a franchement fait un tabac sur ses thèmes de prédilection, mais il a sombré sur l’Europe, les militants ne pouvant que rejeter son discours contradictoire avec ses actes sur un sujet pourtant majeur pour l’avenir de notre pays.

Ségolène Royal a commencé son intervention sous les applaudissements et l’a terminée sous la réprobation quasi-générale des militants qui, selon elle, « auraient peur du peuple », alors que les militants franciliens sont reconnus pour être particulièrement proches du terrain, dans les associations, sur les marchés, dans les réunions des comités de quartier. Elle a redéfendu, quoiqu’avec peu d’assurance et d’enthousiasme, ses « jurys populaires » (rappelons au passage que tant l’Association des maires de France que la Fédération des élus socialistes et républicains se sont démarquées de cette proposition). Fébrile, elle s’est également nettement démarquée du projet socialiste : « Les catégories populaires qui nous ont manqué en 2002 ne vont pas revenir comme ça vers nous parce qu'on va agiter le projet », a-t-elle scandé.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a été copieusement applaudi par la salle toute entière, à plusieurs reprises debout. Il s’est efforcé de calmer le jeu et a rappelé qu’il voulait « une société de confiance, pas une société de surveillance. Une société d'émancipation, pas une société de suspicion ». « Entre les trains bondés et les barres bétonnées, entre une somme de nuisances et les hypermarchés trop chers se concentrent dans certaines banlieues tout ce que la France compte d'inégalités », a rappelé le député de Sarcelles, insistant sur le désir d’égalité réelle des français : « Les banlieues ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper. Ce sont des villes où il y a nos jeunes, ce sont des villes où nous sommes tous ! ».

De l’avis des quelques journalistes qui s’étaient glissés subrepticement dans la salle, Dominique Strauss-Kahn a été « extraordinaire » (sic). Si le meeting, d’une qualité exceptionnelle, avait été retransmis à la télévision, nul doute qu’il aurait été considéré par les commentateurs comme un tournant de plus dans la campagne illustrant la dynamique autour de DSK.

Les militants ont montré qu’ils avaient envie de se faire entendre et qu’ils seraient, eux, maître de leur choix. Un choix éclairé.

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26 octobre 2006

DSK éblouit les militants à Villeurbanne

Dominique Strauss-Kahn tenait meeting à Villeurbanne le mardi 24 octobre. Récit du meeting paru dans l'hebdomadaire régionale Lyon Capitale, suivi d'une interview de DSK :

DSK 2007"DSK trouble les socialistes. En faisant un tabac mercredi à Villeurbanne devant plus de 800 personnes en grande partie bluffées par une prestation brillante, Dominique Strauss-Kahn a fait souffler un vent nouveau chez les socialistes lyonnais. Tout commence, ce soir-là, par un petit laïus du candidat sur « la fidélité et l’infidélité politique à Lyon ». Visant, sans le citer, Gérard Collomb, qui l’a lâché sur le tard pour rejoindre Ségolène Royal, DSK glisse : « en politique, la fidélité est pourtant un fondamental ». Puis DSK répond longuement aux questions de la salle. Le candidat apparaît solide, imaginatif, et porteur d’un vrai contre-projet à celui de Nicolas Sarkozy. Un adversaire qu’il ne sous-estime pas, « le bougre, il n’est pas maladroit », et contre lequel il s’estime le mieux armé. La qualité de l’intervention de Strauss-Kahn fait tellement contraste avec celle de Ségolène Royal il y a quelques mois dans cette même ville, que les militants sont scotchés. C’est le cas de ce jeune « nouvel adhérent » qui ne sait plus comment déclarer sa flamme à Dominique Strauss-Kahn, au point d’amuser ce dernier et l’assistance.

D’autres, plus chevronnés, sont retournés et, jusqu’alors royalistes, coucheront leur nom sur les listes de soutien à DSK, à l’issue du meeting. Le candidat social-démocrate, qui entend être une sorte de Président-Premier Ministre à l’anglo-saxonne, démontre une épaisseur et une force de conviction comparables à celles de Nicolas Sarkozy. Mais enrichies d’une sorte de distanciation cultivée, universitaire et ouverte sur le monde. DSK donne l’impression de dominer n’importe quel sujet, qu’il s’agisse de nouvelles technologies, des rapports Nord/Sud, du CAC 40 ou de l’apprentissage du solfège. De fait, Sarkozy, qui s’est mal sorti d’un débat face à Strauss-Kahn, croise les doigts pour ne pas avoir à l’affronter. On peut comprendre désormais que les militants socialistes aient le vertige. Ils n’ont pas le droit de se tromper le mois prochain. Au nom de toute la gauche, ils doivent donner le nom qui saura relever un triple défi. Ecarter le cauchemar de 2002 d’une gauche absente au second tour, trouver le bon candidat pour battre Sarkozy et enfin désigner la bonne personne pour réussir à réformer la France une fois élue. Car gagner pour rater ensuite, signerait cette fois-ci l’effondrement et l’effacement durable de la gauche française. Or, c’est justement une « gauche durable » que veut mettre en place DSK et, pour l’instant, à l’écouter, il semble avoir le plus d’atouts au PS pour le faire. Les militants socialistes, pour ne pas se retrouver nus dans quelques semaines, voudront peut-être éviter le piège qui leur est tendu et qui les a déjà tués en 2002, celui des emballements sans lendemain, gonflés par l’industrie des sondages. Ils savent qu’en désignant leur candidat, ils vont donner ou retirer quelques points à Sarkozy. Il est donc à parier que, le moment venu, les militants jugent vraiment sur pièces.

ENTRETIEN

Vous vous présentez comme le meilleur candidat à gauche pour battre Nicolas Sarkozy...
je veux faire gagner la gauche. Donc si je ne croyais pas être en mesure de battre Nicolas Sarkozy, je ne serais pas candidat. Je ne dis pas que les autres candidats ne peuvent pas gagner, évidemment ! Mais je crois que les réponses que j’apporte aux préoccupations économiques et sociales des Français, la capacité que j’ai démontrée dans des débats ave Nicolas Sarkozy, le bilan de rénovation et d’expérience dont je suis porteur font que, au bout du compte, je serai le meilleur candidat. A moi d’en convaincre aujourd’hui les socialistes ! En deux semaines de campagne, je sens déjà les lignes se déplacer, ça remonte assez nettement pour notre camp.

Ségolène Royal propose un changement de sexe et la démocratie participative. De quel changement êtes-vous porteur ?
Le combat pour l’égalité entre les sexes est celui de tous les socialistes, il est le mien. Je veux faire changer les choses concrètement. Mais pas de doute : je ne peux incarner ce changement-là physiquement ! Quant à la démocratie participative, c’est évidemment une nécessité dans la société d’aujourd’hui et je la pratique à Sarcelles. Mais gouverner, ce ne peut pas être simplement : « je vous ai écouté, je serai l’interprète de ce que vous avez dit ». Gouverner, c’est avoir des convictions, et c’est prendre des décisions. La démocratie participative vient compléter la démocratie représentative, elle ne peut la remplacer. Il faut que les élus s’engagent ! Moi, je dis que mon projet, c’est la social-démocratie. C’est pourquoi j’ai proposé d’entamer, avant même mon élection, au lendemain de ma désignation, une grande négociation sur les sujets qui angoissent nos concitoyens : le pouvoir d’achat, la revalorisation des carrières, les retraites, la sécurisation professionnelle, la santé au travail. Ce que j’ai appelé le « Pacte de l’Elysée » devra être conclu avant la fin de l’année 2007. Le pays a besoin de rénovation, de renaissance, mais c’est avant tout dans les idées que cela doit se concrétiser.

Chirac avait promis une présidence modeste. Quel type de président seriez-vous ?
Ah ça ! Chirac avait raison de parler de présidence modeste : ses résultats sont, en effet, extrêmement modestes. Moi, je veux une présidence engagée. Si, pendant la campagne, je dis que ma première priorité est économique et sociale, une fois élu, mon premier chantier sera économique et social. Un président toujours à l’abri, responsable de rien et qui sacrifie son Premier Ministre quand tout va mal... C’est une très mauvaise façon de gouverner ! Il faut maintenant un président responsable, qui agisse, qui intervienne, qui soit à la manœuvre. Il faut un capitaine, pas une vigie !

Elu président, vous entendrait-on beaucoup ?
Oui, il faut une pratique du pouvoir plus démocratique. Le général De Gaulle tenait des conférences de presse où il répondait régulièrement à tout en ensemble de questions sur la politique de la nation. C’est une bonne illustration de cette responsabilité politique que je veux remettre au cœur du contrat passé entre le président et les Français.

Pour Laurent Fabius, vous êtes un « ministre des Finances, technique, quand la France a besoin d’un vrai projet politique »...
La France a besoin d’un projet de gauche qui soit praticable dans la mondialisation. C’est la social-démocratie. C’est une grande ambition politique qui ne se limite pas à une revendication sur l’augmentation immédiate du SMIC, ni à la polarisation sur la seule question de l’ordre, fut-il juste. En outre, qu’y a-t-il de neuf dans le projet politique de ceux que vous citez et qui ont, selon moi, une vision traditionnelle de la présidence ?

Tout dépendra-t-il du nouveau compromis social à mettre en place ?
Pas tout - l’Etat a aussi son propre champ d’action - mais beaucoup : le compromis social, c’est l’outil qu’il faut pour rétablir la confiance, elle-même nécessaire pour obtenir la croissance, elle-même indispensable pour éviter le « déclassement » de notre pays. Ce déclassement n’est pas une fatalité, nous pouvons retrouver le plein emploi en moins d’une décennie.

Pour vous, Nicolas Sarkozy est le « candidat du renoncement », alors que son image est, en revanche, très volontariste...
La « rupture » dont il parle est un masque qui cache le renoncement à ce qui fait notre pays depuis deux siècles. Ce que nous dit Nicolas Sarkozy, c’est que notre modèle social n’est plus adapté à la mondialisation. Alors, devant la difficulté de faire vivre ce modèle français - qui a effectivement besoin d’être revigoré - il renonce. Il préfère jeter le bébé avec l’eau du bain et importer, franco de port des Etats-Unis, un modèle qui ne correspond pas aux Français.

Pompidou, Mitterrand, Chirac, avait des jardins secrets, l’art contemporain, l’architecture ou les arts premiers qui ont fait émerger de grands projets. Quel est votre jardin secret ?
la musique, aucune hésitation là-dessus ! Et particulièrement le piano. Une partie de ma vie tourne autour de la musique classique, c’est très important pour moi. C’est vrai, j’ai une faiblesse et une attention particulières pour la culture, et donc pour le financement de la création culturelle, de l’expression musicale, de sa représentation. On est plus sensible à ce qu’on aime !

Propos recueillis par Philippe Chaslot.

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25 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn progresse après les débats

sondagesInterrogé sur le candidat qu'ils souhaiteraient voir désigné candidat du PS à l'élection présidentielle, 59% citent Mme Royal. C'est 4 points de moins qu'après le premier débat. M. Strauss-Kahn est cité par 34% (+2) et M. Fabius par 7% (+2).

Depuis le début du processus de désignation interne, Mme Royal a perdu 7 points (de 66% à 59%) auprès des sympathisants PS. M. Strauss-Kahn en a gagné 7 (de 27% à 34%) et M. Fabius est resté stable à 7%.

Ce sondage OpinionWays pour LCI-Le Figaro a été réalisé les 24 et 25 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 406 sympathisants socialistes ayant regardé le débat, sélectionnés du 20 au 23 octobre à partir d'un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

A la suite du débat télévisé d'hier soir, les internautes ont été interrogés par LCI (voir le sondage) pour savoir qui, selon eux, avait été le plus convaincant sur les sujets de société. Leur verdict (4537 réponses !) place une nouvelle fois en tête DSK : Ségolène Royal 18%, Laurent Fabius 36%, DSK 45%. LCI titre d'ailleurs ainsi sa "une" politique :

"2EME DÉBAT PS : DSK PROGRESSE À PETIT PAS"

La rédaction du quotidien Le Parisien ne s'y est pas trompé : les 12 journalistes ont noté nos trois débatteurs sur les deux premiers débats. DSK arrive en tête avec une moyenne de 14,5/20, Ségolène Royal obtenant une moyenne de 13/20 et Laurent Fabius de 12/20.

En bref, comme on dit au football, les trois ont haussé leur niveau de jeu. Pour autant, Ségolène Royal était sur la défensive, Laurent Fabius offensif mais hors jeu, et Dominique Strauss-Kahn constructif : il a réussi à donner un sens à la refondation républicaine qu'il préconise.

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24 octobre 2006

DSK propose un "patrimoine de départ" pour les jeunes

Dominique Strauss-Kahn met en débat sur internet son idée de "patrimoine de départ" pour les jeunes

DSK une candidature de convictionDominique Strauss-Kahn a annoncé mercredi qu'il mettait en débat sur son blog sa proposition de créer "un patrimoine de départ" pour aider les jeunes à "partir dans la vie" et "sauter les premiers obstacles".

"Je lance sur mon blog, à partir de ce soir, un débat sur cette question, pour que les discussions puissent avoir lieu", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie, un des trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle, qui était invité du journal de 20h sur France 2. Il a ensuite précisé qu'il en tirerait des propositions, concernant l'utilisation de ce patrimoine, dans une "quinzaine de jours".

"Aujourd'hui, les jeunes ont beaucoup de mal à rentrer dans la vie active. C'est une sorte de fossé à 18-25 ans", a-t-il constaté, expliquant que ce patrimoine, sous la forme d'une somme d'argent, pourrait par exemple "servir à faire des études, à un projet personnel, à un achat d'appartement".

Il a suggéré que cette donation de départ soit financée par les droits de succession et une partie de l'impôt sur le revenu. "Il est bien normal que l'argent de ceux qui nous quittent servent à l'ensemble des jeunes", a-t-il fait valoir.

Dominique Strauss-Kahn avait déjà parlé de cette proposition mardi soir lors du débat télévisé sur La Chaîne Parlementaire avec les deux autres candidats à l'investiture au sein du Parti socialiste.

Invitant les jeunes à débattre de sa proposition sur http://www.blogdsk.net, Dominique Strauss-Kahn met ainsi en pratique son idée selon laquelle un responsable politique doit proposer des idées et les soumettre au débat, et non pas se contenter de collecter des idées sur un forum participatif sur internet.

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23 octobre 2006

DSK : des jurys populaires NON, des comptes-rendus de mandat OUI

Dominique Strauss-Kahn s’exprimait ce matin sur Europe 1. Interrogé sur les « jurys populaires » proposés par Ségolène Royal qui ne figurent d'ailleurs nullement dans le projet socialiste, DSK s’y est fermement opposé, répliquant qu’il était favorable à la généralisation des comptes-rendus de mandats.

Les jurys populaires, outre qu’ils rappellent furieusement l’époque stalienne de l’URSS avec les commissaires du peuple et les commices politiques communistes, sont contraires aux articles 3 et 27 alinéa 1 de notre Constitution. Aucun démocrate ne peut accepter qu’un petit groupe, fut-il tiré au sort, s’accapare les pouvoirs du peuple et de ses représentants. Attention : danger, dérapage en cours !

dskPARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, s'est opposé lundi à la proposition de Ségolène Royal de « jurys populaires » pour contrôler les élus, préférant « des comptes-rendus de mandat aussi fréquents que possible ».

« Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires. Le suffrage universel, c'est la règle et dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible », a-t-il déclaré sur Europe 1.

Dominique Strauss-Kahn était interrogé sur la proposition de sa concurrente pour l'investiture PS Ségolène Royal d'instituer « des jurys de citoyens tirés au sort » qui évalueraient les politiques mises en place par les élus.

« S'il s'agit de dire que les élus doivent faire des comptes-rendus de mandat, comme le fait Bertrand Delanoë à Paris, il n'y rien de neuf. S'il s'agit de mettre en place, éventuellement en les tirant au sort, des assemblées qui viendraient concurrencer celles qui ont été élues démocratiquement en début de mandat et mettent en place la politique municipale, départementale, régionale, je suis contre », a expliqué M. Strauss-Kahn.

Selon le député du Val d'Oise, « ce serait créateur d'un énorme désordre que d'avoir des assemblées d'un côté qui critiqueraient une autre assemblée qui elle aurait été élue ».

Evoquant la primaire entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et lui-même, Dominique Strauss-Kahn a affirmé que « cela bouge beaucoup dans le PS » et que « le deuxième tour est probable ». « Les choses ne sont pas faites », a-t-il dit.

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22 octobre 2006

Le Pacte de l'Elysée : DSK répond aux militants

DSK lors du débat du 17 octobre

Après les professions de foi des candidats la semaine passée, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal se sont exprimés dans l’Hebdo des socialistes sur les questions économiques et sociales en répondant à 5 questions tirées au sort.

Retrouvez ci-après les réponses de DSK sur des thèmes très variés : désendettement, délocalisations, réforme des retraites, logement et démocratie sociale dans les entreprises :

Chère camarade, cher camarade,

Deuxième semaine de campagne !

Je te l’ai écrit, dans le dernier numéro de l’Hebdo : pour moi, l’urgence est sociale. Pour y répondre, il faut une autre politique économique. L’économique et le social, c’est le premier défi auquel la France est confrontée. C’est la première préoccupation des Français. C’est la première priorité des socialistes. Ce sera l’axe stratégique de la campagne que nous mènerons ensemble si je suis désigné le 23 novembre.

Jeudi dernier, j’étais à Valence, pour apporter mon soutien aux salariés des stylos Reynolds - une entreprise menacée de délocalisation alors qu’elle fait des bénéfices. Lundi, j’ai avancé dix-huit propositions qui viennent compléter, préciser, hiérarchiser notre projet socialiste. Un seul exemple concret : pour lutter contre le développement du travail précaire, j’ai proposé que l’impôt sur les sociétés soit modulé - à la baisse ou à la hausse - afin d’inciter les entreprises à recourir aux contrats à durée indéterminée.

Mardi, je ne sais si tu as eu la possibilité de le regarder en direct, nous avons tenu notre premier débat télévisé. Le Parti socialiste en est sorti collectivement renforcé. Et j’ai la conviction d’avoir pu déployer ma vision de l’avenir.

Aujourd’hui, je ne veux pas aligner une liste de pétition de principes ou de propositions techniques ; je veux insister sur une proposition qui illustre le projet social-démocrate que je défends. Cette proposition, je l’ai appelée le « Pacte de l’Elysée ».

De quoi s’agit-il ? De mon premier chantier, si je suis élu Président de la République : le lancement d’une grande négociation sociale, comme notre pays n’en a jamais connu.

En quoi est-ce nouveau ?

C’est nouveau par la méthode : je compte engager les discussions avec les partenaires sociaux juste après ma désignation, afin de pouvoir engager les négociations efficacement dès le lendemain de l’élection et fixer la fin de l’année 2007 pour l’achèvement des travaux.

C’est nouveau par l’objectif : il s’agit de bâtir un nouveau compromis social, un accord « gagnant-gagnant », pour remettre la société tout entière en mouvement. Nous pourrons ainsi recréer la confiance sans laquelle il n’y a ni croissance ni, au bout du compte, de progrès social possible.

C’est nouveau, enfin et surtout, par l’ordre du jour que je veux large.

Le Pacte de l’Elysée mettra évidemment sur la table la question du pouvoir d’achat et de la revalorisation des carrières. Nous avons pris l’engagement de porter le SMIC à 1500 euros au plus tard à la fin de la législature. Je le tiendrai. Mais il faut être plus ambitieux. Il faut agir sur l’ensemble de l’échelle des salaires pour que le nombre de salariés payés au SMIC cesse d’augmenter. Et il faut prêter attention à la revalorisation des carrières pour que nul ne reste toute sa vie au SMIC.

Le Pacte de l’Elysée mettra sur la table la question de la sécurisation professionnelle - j’ai pu mesurer une nouvelle fois à Valence à quel point il était indispensable de dégager des moyens sans précédent pour l’indemnisation, la formation et le reclassement des salariés victimes des délocalisations.

Le Pacte de l’Elysée mettra aussi sur la table la question des retraites. Nous nous sommes engagés à abroger la loi Fillon. Mais nous le savons bien : cette abrogation ne règlera pas à elle seule le problème. Il faudra donc négocier sur les moyens de pérenniser la retraite par répartition - auquel nous sommes attachés de toutes nos forces. Il faudra aussi, dans le même temps, lutter contre les injustices du système actuel : je pense aux petites pensions, aux carrières discontinues et, surtout, à la prise en compte de la pénibilité.

Le Pacte de l’Elysée mettra enfin sur la table la question de la santé au travail et des conditions de travail. Ces problèmes là ne sont pas derrière nous, comme la diminution des emplois industriels aurait pu le laisser penser. Ces problèmes là sont devant nous : il y a davantage d’accidents du travail, il y a de nouvelles maladies professionnelles - qu’il s’agisse des troubles musculo-squelettiques ou du stress. Nous devons agir.

Je résume : une grande négociation sociale engagée dès avant l’élection, achevée avant la fin de l’année 2007 et portant à la fois sur le pouvoir d’achat, la sécurisation professionnelle, les retraites et les conditions de travail - voilà le « Pacte ».

Mais je veux que ce soit le Président de la République lui-même qui prenne en main cette négociation - d’où le « Pacte de l’Elysée ». Pourquoi ? Parce qu’il y aura besoin de l’impulsion que lui donnera la légitimité populaire issue de son élection. Parce qu’il s’agit de ma première priorité et que je n’ai pas l’intention de m’en dégager une fois élu.

Un dernier mot, chère Camarade, cher Camarade.

Au travers de ce Pacte de l’Elysée, c’est une démarche globale que je défends et qui fait mon originalité dans cette campagne. Elle illustre ma conception aussi d’une Présidence « engagée ». Elle illustre que l’investissement social est un investissement économique. Elle illustre que, au-delà de l’indispensable mobilisation de l’Etat, c’est toute la société qu’il faut mobiliser. Elle illustre, en un mot, ce qu’est une social-démocratie repensée et rénovée !

A la semaine prochaine !

Dominique Strauss-Kahn

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20 octobre 2006

DSK sur Europe 1 lundi 23 octobre à 8h20

Bonjour à toutes et à tous,

Dominique Strauss-Kahn sera lundi 23 octobre l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à partir de 8h20.

Bonne écoute.

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18 octobre 2006

Premier débat à l'investiture : avantage Dominique Strauss-Kahn

Avantage DSK

C'est à un débat courtois et de bonne tenue, à l'issue duquel le PS est sorti indiscutablement renforcé, auquel les militantes et les militants socialistes ont pu assister hier, sur la chaîne parlementaire Public Sénat-LCP AN.

Sur le thème des questions économiques et sociales, Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius ont exprimé leurs points de vue, leurs nombreuses similitudes en tant que socialistes et parfois leurs divergences sur la méthode ou de sensibilité. Ils ont tous les trois étaient très bons dans leur argumentation et représentent trois excellents candidats pour le Parti socialiste.

Toutefois, la presse considère, dans sa grande majorité, que Dominique Strauss-Kahn a été le plus convaincant.

Ainsi, les 12 journalistes de la rédaction du Parisien donnent "l'avantage" à DSK : " Dominique Strauss-Kahn, l’ancien ministre des Finances, a fait preuve, dans le registre social-démocrate, d’un incontestable punch. Ségolène Royal est apparue souvent sur la défensive, voire laborieuse. Laurent Fabius a joué « à gauche toute » ". Ils notent DSK 16/20 et attribuent les notes de 12/20 à Ségolène Royal et 11/20 à Laurent Fabius.

Sur I-télé, les téléspectateurs ont pu avoir en primeur les résultats du sondage CSA-I>Télé : 48% des personnes ayant vu le débat ont jugé que Dominique Strauss-Kahn avait été le plus convaincant.

Sondage CSA-I>télé DSK devant

Les internautes ne sont pas en reste. Sur le site de LCI, à la question " Qui vous a le plus convaincu mardi soir ? ", 54% répondent DSK, 29% répondent Ségolène Royal et 17% Laurent Fabius (1515 réponses).

Sur le site du journal Métro, les internautes ont rendu le même verdict : Dominique Strauss-Kahn = 53%, Ségolène Royal = 31% et Laurent Fabius = 16%.

Les réactions des militantes et des militants sont également positives : DSK est apparu comme "convaincant", "maîtrisant son sujet sur toute la ligne", "audacieux dans ses propositions" en proposant pour la première fois une vraie sociale-démocratie sur le modèle scandinave adapté à la France, par rapport à Ségolène Royal qui a, selon l'avis des observateurs, trop "régionalisé" son intervention et Laurent Fabius qui est resté sur "un registre de la gauche française des années 70".

A suivre...

PS: pour ceux qui n'ont pu suivre le débat, retrouvez-le dans son intégralité en cliquant ici.

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16 octobre 2006

DSK promet d'engager un "pacte de l'Elysée"

Dominique Strauss-Kahn s'est engagé lundi, s'il est désigné par le PS puis élu président en 2007, à un "pacte de l'Elysée" pour faire émerger avec les partenaires sociaux un compromis capable d'insuffler la "confiance" et répondre aux défis de la retraite et du pouvoir d'achat.

DSKA la veille du premier débat télévisé, qui va l'opposer mardi soir à ses concurrents à l'investiture PS, Laurent Fabius et Ségolène Royal, l'ancien ministre des Finances a donné le ton de sa campagne axée sur le règlement des questions économiques et sociales, qui « sont centrales » à ses yeux.

Il a ainsi égrené devant la presse 18 propositions qui « complètent et précisent » le projet socialiste.

Le premier chantier sera la mise en place d'un "pacte de l'Elysée" : il s'agit d'un « engagement du président de la République, pour mettre en place, sous son égide, une négociation qui redéfinisse un nouveau compromis social », a-t-il expliqué.

Ce compromis, qui devrait intervenir avant fin 2007, doit porter sur plusieurs questions : le pouvoir d'achat - revalorisation du Smic et des carrières-, la sécurisation professionnelle, le système de retraite, la santé au travail.

« Si les socialistes me choisissent comme leur candidat, je m'engagerai vers la réalisation de ce pacte dès avant l'élection présidentielle pour qu'elle puisse aboutir fin 2007 », a-t-il promis.

Pour Dominique Strauss-Kahn, le président de la République doit "s'impliquer" directement pour résoudre les problèmes économiques et sociaux et ne pas se contenter d'un rôle d'arbitre, comme le fait, selon lui, Jacques Chirac.

Les défis auxquels la France est confrontée aujourd'hui sont d'une "autre nature" que ceux que la gauche, revenue au pouvoir, avait dû affronter en 1997, estime l'ancien ministre.

« Aujourd'hui, et plus encore demain, la France est exposée à un risque de déclassement », marqué notamment par une perte de compétitivité », a-t-il diagnostiqué. « Il s'agit d'un problème "structurel", lié notamment à l'émergence de nouveaux pays comme la Chine et l'Inde, et au retard pris par la France dans le domaine de la recherche », selon lui.

Le candidat socialiste propose ainsi une hausse de l'effort de recherche à 3% du PIB (contre 1,8% actuellement) avant la fin du quinquennat, et préconise une autonomie et une démocratisation des universités.

Au niveau européen, l'ancien ministre prône une coordination des politiques économiques, une harmonisation des bases de l'impôt sur les sociétés, la réforme de la politique de la concurrence pour permettre l'émergence de champions européens et une évolution de la PAC favorisant une alimentation plus saine.

Pour lutter contre les inégalités nées de la mondialisation, il propose un fonds de réindustrialisation et le paiement de la taxe professionnelle pendant trois ans par une entreprise bénéficiaire qui délocalise.

Pour sortir les jeunes du chômage de masse, le député du Val d'Oise préconise en particulier le droit à la scolarité jusqu'à 18 ans et à l'enseignement en alternance.

Il propose aussi de moduler l'impôt sur les sociétés pour favoriser les contrats à durée indéterminée et une loi sur la faillite mettant les artisans à l'abri des poursuites sur leurs biens personnels.

Dominique Strauss-Kahn s'est par ailleurs déclaré "très fier" du soutien que lui a apporté l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter.

RETROUVER CI-DESSOUS L'INTÉGRALITÉ DE SON INTERVENTION. BONNE ÉCOUTE...

Posté par moselle avec dsk à 16:42 - Soutien à DSK 2007 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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