La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

04 novembre 2006

En campagne, DSK se régale !

Dominique Strauss-Kahn était hier à Lille. Devant 700 militants, il s'est défini comme le candidat du mouvement et de la vérité. Compte-rendu du journal Nord-Eclair :

dskreuters"C’est un Dominique Strauss-Kahn précis et détendu qui a fait étape à Lille hier soir. Public conquis, campagne rodée. Efficace.

Il a l’oeil DSK, il a bien repéré au premier rang le premier adjoint de Martine Aubry, Pierre de Saintignon, et cet autre fidèle qu’est Yves Durand, le maire de Lomme. Pas anodin ? Sûr que « c’est un signe très prometteur »... Martine Aubry n’est pas là mais elle lui a envoyé « un message très cordial », alors…

On n’a pas refait l’histoire, juste rappelé que ceux qui étaient persuadés que DSK lâcherait avant la candidature, « ceux-là en sont pour leurs frais ». Candidat donc et encore plus maintenant, depuis qu’il sent un « frémissement » devenu un « mouvement ». DSK semble dopé par la campagne interne au PS, ce débat qui « a déjà un gagnant : le Parti socialiste.

Un petit discours de la méthode aussi. DSK érige la vérité en valeur cardinale. « Depuis 81, nous avons été élus trois fois et, au bout de cinq ans, nous avons été trois fois battus (...) Nous devons quand même nous poser quelques questions sur la relation que nous avons, nous socialistes, avec la vérité ».

DSK insiste. « Dire : les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent, ça c’est du Pasqua. Ce n’est pas la gauche ! ». Applaudissements. Dominique Strauss-Kahn veut se démarquer des marchands de rêves.

« Le projet de la gauche doit être un mouvement, un progrès, nous devons dire où on va ». Il enchaîne, c’est idéal comme transition pour résumer son projet, sur sa différence. Le plein-emploi dans moins de dix ans, c’est possible. La réforme des retraites, c’est promis. Un président qui ne soit pas « la vigie en haut du mat mais le capitaine qui mène le navire », c’est indispensable. L’économique comme objectif, la démocratie comme moyen, c’est son credo. Au jeu des questions-réponses avec la salle, pas de pièges. DSK griffonne quelques notes, rebondit comme un chat qui se lèche les babines. Une certitude, au moins, DSK ne boude pas son plaisir. En campagne, il se régale celui-là... "

De son côté, Ségolène Royal était dans le Gard. Devant une assistance maigrichonne de moins de 200 personnes, elle s'est présentée comme la "candidate qui rassemble" (apparemment pas tant que ça). Elle a critiqué ses deux challengers et s'est plainte une nouvelle fois de la primaire et des débats, qu'elle juge "inutiles et trop long" et "contre-nature" (sic). Elle a indiqué qu'elle "sentait le parfum de 1981", oubliant sans doute le tournant de la rigueur et le virage de 1983, prélude aux défaites de 1983 et 1986 ; des virages qui ont saigné la Lorraine et que l'on ne peut pas oublier. Faisons plutôt en sorte que 2007 ait le parfum de la gauche durable.

Posté par moselle avec dsk à 10:18 - Soutien à DSK 2007 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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