La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

20 octobre 2006

DSK sur Europe 1 lundi 23 octobre à 8h20

Bonjour à toutes et à tous,

Dominique Strauss-Kahn sera lundi 23 octobre l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 à partir de 8h20.

Bonne écoute.

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18 octobre 2006

Premier débat à l'investiture : avantage Dominique Strauss-Kahn

Avantage DSK

C'est à un débat courtois et de bonne tenue, à l'issue duquel le PS est sorti indiscutablement renforcé, auquel les militantes et les militants socialistes ont pu assister hier, sur la chaîne parlementaire Public Sénat-LCP AN.

Sur le thème des questions économiques et sociales, Ségolène Royal, DSK et Laurent Fabius ont exprimé leurs points de vue, leurs nombreuses similitudes en tant que socialistes et parfois leurs divergences sur la méthode ou de sensibilité. Ils ont tous les trois étaient très bons dans leur argumentation et représentent trois excellents candidats pour le Parti socialiste.

Toutefois, la presse considère, dans sa grande majorité, que Dominique Strauss-Kahn a été le plus convaincant.

Ainsi, les 12 journalistes de la rédaction du Parisien donnent "l'avantage" à DSK : " Dominique Strauss-Kahn, l’ancien ministre des Finances, a fait preuve, dans le registre social-démocrate, d’un incontestable punch. Ségolène Royal est apparue souvent sur la défensive, voire laborieuse. Laurent Fabius a joué « à gauche toute » ". Ils notent DSK 16/20 et attribuent les notes de 12/20 à Ségolène Royal et 11/20 à Laurent Fabius.

Sur I-télé, les téléspectateurs ont pu avoir en primeur les résultats du sondage CSA-I>Télé : 48% des personnes ayant vu le débat ont jugé que Dominique Strauss-Kahn avait été le plus convaincant.

Sondage CSA-I>télé DSK devant

Les internautes ne sont pas en reste. Sur le site de LCI, à la question " Qui vous a le plus convaincu mardi soir ? ", 54% répondent DSK, 29% répondent Ségolène Royal et 17% Laurent Fabius (1515 réponses).

Sur le site du journal Métro, les internautes ont rendu le même verdict : Dominique Strauss-Kahn = 53%, Ségolène Royal = 31% et Laurent Fabius = 16%.

Les réactions des militantes et des militants sont également positives : DSK est apparu comme "convaincant", "maîtrisant son sujet sur toute la ligne", "audacieux dans ses propositions" en proposant pour la première fois une vraie sociale-démocratie sur le modèle scandinave adapté à la France, par rapport à Ségolène Royal qui a, selon l'avis des observateurs, trop "régionalisé" son intervention et Laurent Fabius qui est resté sur "un registre de la gauche française des années 70".

A suivre...

PS: pour ceux qui n'ont pu suivre le débat, retrouvez-le dans son intégralité en cliquant ici.

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16 octobre 2006

DSK promet d'engager un "pacte de l'Elysée"

Dominique Strauss-Kahn s'est engagé lundi, s'il est désigné par le PS puis élu président en 2007, à un "pacte de l'Elysée" pour faire émerger avec les partenaires sociaux un compromis capable d'insuffler la "confiance" et répondre aux défis de la retraite et du pouvoir d'achat.

DSKA la veille du premier débat télévisé, qui va l'opposer mardi soir à ses concurrents à l'investiture PS, Laurent Fabius et Ségolène Royal, l'ancien ministre des Finances a donné le ton de sa campagne axée sur le règlement des questions économiques et sociales, qui « sont centrales » à ses yeux.

Il a ainsi égrené devant la presse 18 propositions qui « complètent et précisent » le projet socialiste.

Le premier chantier sera la mise en place d'un "pacte de l'Elysée" : il s'agit d'un « engagement du président de la République, pour mettre en place, sous son égide, une négociation qui redéfinisse un nouveau compromis social », a-t-il expliqué.

Ce compromis, qui devrait intervenir avant fin 2007, doit porter sur plusieurs questions : le pouvoir d'achat - revalorisation du Smic et des carrières-, la sécurisation professionnelle, le système de retraite, la santé au travail.

« Si les socialistes me choisissent comme leur candidat, je m'engagerai vers la réalisation de ce pacte dès avant l'élection présidentielle pour qu'elle puisse aboutir fin 2007 », a-t-il promis.

Pour Dominique Strauss-Kahn, le président de la République doit "s'impliquer" directement pour résoudre les problèmes économiques et sociaux et ne pas se contenter d'un rôle d'arbitre, comme le fait, selon lui, Jacques Chirac.

Les défis auxquels la France est confrontée aujourd'hui sont d'une "autre nature" que ceux que la gauche, revenue au pouvoir, avait dû affronter en 1997, estime l'ancien ministre.

« Aujourd'hui, et plus encore demain, la France est exposée à un risque de déclassement », marqué notamment par une perte de compétitivité », a-t-il diagnostiqué. « Il s'agit d'un problème "structurel", lié notamment à l'émergence de nouveaux pays comme la Chine et l'Inde, et au retard pris par la France dans le domaine de la recherche », selon lui.

Le candidat socialiste propose ainsi une hausse de l'effort de recherche à 3% du PIB (contre 1,8% actuellement) avant la fin du quinquennat, et préconise une autonomie et une démocratisation des universités.

Au niveau européen, l'ancien ministre prône une coordination des politiques économiques, une harmonisation des bases de l'impôt sur les sociétés, la réforme de la politique de la concurrence pour permettre l'émergence de champions européens et une évolution de la PAC favorisant une alimentation plus saine.

Pour lutter contre les inégalités nées de la mondialisation, il propose un fonds de réindustrialisation et le paiement de la taxe professionnelle pendant trois ans par une entreprise bénéficiaire qui délocalise.

Pour sortir les jeunes du chômage de masse, le député du Val d'Oise préconise en particulier le droit à la scolarité jusqu'à 18 ans et à l'enseignement en alternance.

Il propose aussi de moduler l'impôt sur les sociétés pour favoriser les contrats à durée indéterminée et une loi sur la faillite mettant les artisans à l'abri des poursuites sur leurs biens personnels.

Dominique Strauss-Kahn s'est par ailleurs déclaré "très fier" du soutien que lui a apporté l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter.

RETROUVER CI-DESSOUS L'INTÉGRALITÉ DE SON INTERVENTION. BONNE ÉCOUTE...

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14 octobre 2006

DSK : au bout du compte, le meilleur candidat pour battre Sarkozy

DSK : « je veux convaincre que je serai, au bout du compte, le meilleur candidat pour battre Sarkozy et le meilleur président pour les Français » 

Dans une interview pour le JDD parue ce samedi, DSK fait part de sa volonté de gagner la primaire sans se soucier des « alliances » et des « petites phrases ». Comme Ségolène Royal elle-même (interview sur France Inter du 29 août 2006), DSK n’est pas favorable à un ticket (il l’avait déjà dit sur RMC le 20 juillet dernier), notion politique qui n’existe pas en France.

DSKPARIS (AP) – 14/10/2006 – A la veille du premier débat entre les trois candidats du PS, Dominique Strauss-Kahn affirme dans un entretien au Journal du Dimanche vouloir « l'emporter » et ne pas raisonner « en termes d'alliance avec les uns ou d'opposition avec les autres ».

« Je veux convaincre que je serai, au bout du compte, le meilleur candidat pour battre Nicolas Sarkozy et le meilleur président pour les Français », souligne-t-il, déclarant ressentir « comme un frémissement depuis quelques jours ».

Quant à l'éventualité d'un ticket Royal - Strauss-Kahn, si la présidente de Poitou-Charentes devait être désignée, DSK ne veut pas en entendre parler pour l'instant. « Je suis candidat pour une fonction de président qui existe, pas pour une fonction de vice-président qui n'existe pas », relève-t-il.

Persuadé qu'une fois la campagne interne passée, le Parti socialiste « sera rassemblé », le député de Sarcelles ne dit penser qu'au « chemin pour l'avenir » qu'il compte proposer aux Français. « J'ai 39 jours pour convaincre les militants socialistes. Alors je fonce sans me préoccuper des débats sur les débats. » AP

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13 octobre 2006

Le social comme priorité et la démocratie comme méthode

Profession de foi de Dominique Strauss-Kahn publiée dans l'Hebdo des socialistes envoyé à toutes les adhérent(e)s aujourd'hui.

Chère Camarade, Cher Camarade,

Nous y voilà donc !

Dans moins de cinquante jours, tu vas choisir qui portera les couleurs de notre parti, les espoirs de la gauche et demain, je l’espère, la responsabilité de la France.

Je ne sais pas si tu as déjà fait ton choix. Mais je sais que beaucoup de militants – peut-être même de plus en plus - hésitent encore. Ils s’interrogent, lisent, écoutent, discutent, réfléchissent.

Le débat vient de commencer. J’en suis heureux.

Je suis candidat. Et je veux te dire pourquoi. Il ne s’agit pas davantage d’une ambition ancienne que d’une révélation récente. Depuis le choc du 21 avril, je n’ai cessé de sillonner notre pays. Et c’est parce que j’ai la conviction de pouvoir apporter des réponses aux problèmes auxquels il est aujourd’hui confronté que je suis candidat.

Car ce qui est en jeu, c’est notre modèle social et, ce faisant, notre identité républicaine et laïque.

Ma réponse, c’est une social-démocratie renouvelée, repensée, épanouie. C’est le social comme priorité et la démocratie comme méthode ; c’est un Président de la République engagé et des contre-pouvoirs syndicaux, associatifs et politiques renforcés ; c’est l’exigence de la vérité et du respect.

Oui, l’avenir de notre modèle social est en jeu.

La mondialisation, avec l’arrivée de trois milliards de travailleurs supplémentaires, vient modifier durablement le rapport de force entre le travail et le capital.

La droite a renoncé à défendre notre modèle : c’est ce qu’elle appelle la « rupture ». Sa politique depuis cinq ans a ébranlé en profondeur le pays. Et ses projets, s’ils étaient appliqués – je songe, pour ne prendre qu’un seul exemple, à la suppression de l’impôt sur les successions – finiraient de le détruire.

Je refuse ce renoncement. Je crois en la modernité de nos valeurs. Je crois en la possibilité de retrouver, en moins d’une décennie, le plein emploi. Je crois même en la possibilité de voir la France redevenir la première voix européenne. Oui, je crois en la capacité de notre peuple à relever ces défis.

Que nous disent les Français ? Ils disent et répètent « Pouvoir d’achat ». « Chômage ». « Précarité ». « Education ». « Logement ». « Santé ». « Retraites ». Tout converge. Tout, d’une manière ou d’une autre, ramène à la lutte contre les inégalités. Tout repose sur notre capacité à créer des richesses. Tout renvoie à notre modèle social.

Telle est, j’en suis convaincu, la demande profonde des Français.

Tel est aussi, même si tous les candidats socialistes ne partagent pas cette analyse, l’intérêt politique de la gauche si elle veut l’emporter. La droite joue sur les peurs de l’insécurité et de l’immigration. Répondons-lui – nous ne manquons pas d’arguments tant son bilan est mauvais et l’élu de banlieue que je suis sait que la fermeté est indispensable. Mais replaçons le débat, replaçons-le toujours, sur les questions économiques et sociales.

A la question de savoir quelles sont mes trois principales priorités, je réponds : en un, le social ; en deux, le social ; en trois, le social.

Je m’inscris avec fierté dans la longue histoire et les grands combats de la gauche qui, depuis plus d’un siècle, ont apporté leur pierre à la lutte contre les inégalités. Mais je sais que, pour être efficaces, nous devons renouveler nos analyses, nos instruments, nos modes d’action.

Aujourd’hui, les inégalités se généralisent : entre les revenus et les patrimoines, dans l’accès à l’emploi et dans les conditions de travail, dans la santé et dans le logement, à l’école et à l’université. Elles se concentrent sur certains territoires. Elles se cumulent. Ce sont toujours les mêmes qui réussissent et toujours les mêmes qui échouent.

Lutter contre les inégalités, c’est améliorer la redistribution, notamment fiscale, conforter les services publics et renforcer les filets de sécurité face aux nouvelles formes d’exclusion.

Mais réparer les dégâts engendrés par le marché ne suffit plus. Il faut empêcher les inégalités de se créer en agissant en amont, en les attaquant à la racine, en donnant plus à ceux qui ont moins. C’est en concentrant les capitaux publics sur ceux qui ont moins de capital social que nous construirons l’égalité réelle.

Je défends un nouveau rapport entre l’économique et le social. Prenons conscience qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’investissement social est un investissement économique. Donner la priorité à l’éducation et à la santé, c’est valoriser le capital humain. Valoriser le capital humain, c’est la condition pour entrer dans l’économie de la connaissance. Et choisir l’économie de la connaissance, c’est trouver notre place dans la mondialisation.

Je veux que nous nous saisissions aussi des questions du futur. La révolution énergétique de l’après-pétrole et la révolution démographique du vieillissement sont devant nous. Elles vont modifier nos systèmes de production et bouleverser nos modes de vie. Nous ne devons pas subir ces changements. Nous devons les anticiper pour les maîtriser.

Pour porter ce nouveau socialisme qui émancipe, qui libère l’individu de ses origines et qui remet en mouvement la mobilité sociale, je défends une nouvelle conception de la démocratie et notamment du rôle du Président de la République.

Je veux un Président engagé. Je ne veux plus qu’il soit un arbitre, mais un acteur. Je ne veux plus qu’il fixe de loin en loin, d’une phrase obscure, une orientation ; mais je veux que, au jour le jour, il s’engage, porte une politique et réhabilite ce beau mot de responsabilité. Le temps d’un président-monarque est révolu. Oui, le temps d’un président engagé est venu.

Une telle évolution impose évidemment de renforcer les contre-pouvoirs.

C’est vrai de la démocratie sociale. Je propose une nouvelle articulation entre la loi et le contrat, avec des accords majoritaires signés par des syndicats à la représentativité rénovée.

C’est vrai de la démocratie locale. La gauche a lancé la décentralisation. Une autre étape est nécessaire pour donner aux collectivités des responsabilités nouvelles – et je n’oublie ni les ressources financières, ni la solidarité nationale qui doivent fonder la nouvelle République territoriale.

C’est vrai enfin de la démocratie politique. Pour aller vers une République parlementaire, pour que le législatif contrôle réellement l’exécutif, il ne manque pas seulement au Parlement des pouvoirs, il lui manque trop souvent aussi des parlementaires : l’instauration du mandat unique est, pour moi, la mère de toutes les réformes.

Le social comme priorité. La démocratie comme méthode. J’ajoute que ma social-démocratie est laïque, réformiste, européenne et internationaliste.

Être réformiste, c’est avoir conscience que lorsqu’une avancée est refusée au prétexte qu’elle n’est pas suffisante, ce sont toujours ceux qui en ont le plus besoin qui en souffrent. C’est vouloir réformer dans la durée, du premier jusqu’au dernier jour.

Être européen, c’est vouloir relancer l’Europe politique et sociale. Le référendum nous a divisés. Mais je ne veux pas mettre mon engagement de toujours dans ma poche : on ne réconciliera pas le « oui » et le « non » par un silence pudique, mais par une action résolue. Ce sera la mission du Président de la République qui, dès son élection, partira défendre notre projet au Conseil européen présidé par nos partenaires allemands.

Être internationaliste, c’est porter une vision généreuse, ouverte, humaniste de la France ; c’est assumer notre responsabilité vis-à-vis de femmes et d’hommes qui n’habitent pas sur notre sol ; c’est défendre une autre politique étrangère ; c’est relancer l’aide au développement notamment en diffusant les médicaments génériques contre le SIDA.

Chère Camarade, cher Camarade, l’état d’esprit qui est le mien à l’ouverture de cette campagne tient en deux mots : vérité et respect.

La vérité. Nous ne convaincrons pas en nous contentant de slogans : nous devons être précis. Nous ne convaincrons pas en promettant tout à tout le monde : nous devons dire comment nous retrouverons les voies de la croissance et comment nous financerons nos priorités. Nous ne convaincrons pas par le double langage, en ayant un discours pour les militants et un autre pour les Français, un discours pour l’opposition et un autre pour l’exercice du pouvoir. Dans cette campagne, je veux porter l’exigence de vérité : elle n’est pas seulement le fondement éthique de la social-démocratie, elle est aussi l’instrument de la victoire et la garantie d’un exercice durable du pouvoir.

Le respect. Vis-à-vis des autres candidats, le vrai respect, c’est d’accepter de débattre, sur le fond, de nos convergences, mais aussi de nos divergences de priorités, de méthodes et de vision de la fonction présidentielle, pour éclairer démocratiquement le choix de chacun. Et puis, aussi, le respect des militants. La campagne interne est l’occasion d’un dialogue direct : face à la pression du sommet, à la pression des médias, à la pression des sondages, je choisis la politique, dans ce qu’elle a de plus noble.

Que la campagne commence !

Discutez et proposez sur le site de Dominique Strauss-Khan : www.dsk2007.net

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08 octobre 2006

DSK sur LCI lundi matin sur LCI

Logo_lciDominique Strauss-Kahn sera l'invité de Christophe Barbier lundi matin à 8h10 sur LCI. Bonne écoute.dsk2007tv

Et retrouvez également toutes les vidéos et podcasts de DSK sur DSK2007.tv

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05 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn : le candidat de la vraie gauche qui dure

DSK à Alfortville

« Etre candidat, c'est rendre à la France ce qu'elle m'a donné ». C’est sur ces mots que Dominique Strauss-Kahn a entamé hier soir à Alfortville, devant plus de 1800 adhérents socialistes, son premier meeting depuis le dépôt officiel de sa candidature à l'investiture socialiste.

Le candidat socialiste à l’investiture s'est fait l’avocat d’ « une vraie Gauche, qui dure, dans la droite ligne des conquêtes de la Révolution française, du Front Populaire et de la Résistance » et s’est présenté en homme de convictions, défendant l'idée d'un président qui dirige. « Il faut faire du président un joueur et non un arbitre », a-t-il insisté.

DSK à AlfortvilleDSK a également récusé le « socialisme national » : « La France, je veux la protéger, la faire respecter. Mais je connais les dangers du nationalisme. Si le socialisme se réduisait à être national, il n'aurait plus de sens, il oublierait nos valeurs (...). Mon socialisme est un internationalisme », a-t-il lancé. « Le socialisme, c'est l'approfondissement de la République, ce n'est pas la réification de la nation. Nous le savons depuis Jaurès, Blum et Mitterrand », a-t-il déclaré sous les applaudissements. « L'adage dit qu'on ne peut servir deux maîtres. Moi, je choisis d'en servir deux : la République et la Gauche ».

DSK à AlfortvilleDSK a célébré un « socialisme qui sache prendre les avancées » plutôt que les refuser parce qu’elles sont insuffisantes. « Il faut prendre le monde comme il est pour le changer ». Il a ouvertement revendiqué l'héritage socialiste, le droit de grève, les congés payés et n’a pas manqué de rendre hommage à Lionel Jospin et au travail de la gauche entre 1997 et 2002, appelant les communistes et les Verts à réaliser un contrat avec les socialistes, répétant la phrase de Karl Marx : « il vaut mieux un pas en avant que mille programmes ». DSK s'est engagé à ce que la gauche « renoue avec la feuille de paie » et instaure des « contrepoids et des contre-pouvoirs à l'économie de marché ».  « Changer la vie de ceux qui souffrent, c'est cela que, pour commencer, je vous promets ! » a-t-il clamé sous des salves d'applaudissements. Et pour cela, il faut « une gauche qui apprenne à tenir ses promesses, une gauche qui dure, une gauche qui reste au pouvoir non pas par goût du pouvoir mais parce qu'il faut du temps pour que les réformes entrent dans les faits ».

Dominique Strauss-Kahn à Alfortville« Je fais deux promesses : une campagne sans concession qui mène à la victoire contre la droite en 2007, et celle d'un retour de la vraie gauche, celle qui sait vraiment changer le monde en profondeur, celle dont les socialistes ont toujours rêvé » a-t-il promis aux socialistes et aux français.

Pour conclure, il a invité les socialistes à « une bataille pacifique mais déterminée » sous les auspices des trois étoiles auxquelles il croit plus que tout : la Gauche, la République et la France. "Strauss-Kahn, y va gagner". "DSK, président!", ont scandé les militants.

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04 octobre 2006

Grand Meeting de soutien à DSK le 4 octobre à 19h à Alfortville

alfo
Gymnase Léo Lagrange
56, rue Etienne Dolet
94140 Alfortville

Accès : RER D (arrêt Maisons-Alfort-Alfortville), Métro 8 (arrêt Créteil-Université),
Bus 103 (arrêt Pce du Petit-Pont) ou 181 (arrêt le Vert de Maisons)

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03 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn sera le candidat social-démocrate

dsktribunePARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a souligné son positionnement social-démocrate dans la course à l'investiture du Parti socialiste pour la présidentielle de 2007, affichant une volonté de se démarquer des deux autres candidats, Ségolène Royal et Laurent Fabius.

Pour le député du Val-d'Oise, il s'agit d'avoir le "social comme objectif" et d'être "démocrate dans la méthode".

Dominique Strauss-Kahn, qui était interrogé sur France Inter, a fait valoir que la social-démocratie du nord de l'Europe, allemande ou scandinave, qui laisse une grande part au contrat et à la négociation entre partenaires sociaux, est "plus adaptée au monde d'aujourd'hui".

En France, une trop grande confiance est accordée à la loi pour régler tous les problèmes, a-t-il dit, jugeant que la gauche n'était "pas assez" social-démocrate quand elle était au pouvoir.

Sur le fond, le candidat à la candidature a estimé qu'une politique sociale-démocrate appliquée aux problèmes des banlieues devrait constituer "un équilibre satisfaisant entre la répression qui est nécessaire et la prévention et l'attaque des causes de cette délinquance."

Parmi ces causes, il a cité l'analphabétisme, le chômage et la "disparition du lien social". L'adjoint au maire de Sarcelles (Val-d'Oise) en veut pour preuve des "quartiers entiers" de sa ville où il n'y a "pas un bureau de poste, pas un commissariat de police, pas un service public."

Tout en reconnaissant que la gauche avait "peut-être laissé trop de côté les questions de la répression", il accusé à cet égard le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, de ne viser au contraire "que la répression".

"Ne croyons pas qu'on puisse vivre dans une société policière, vers laquelle aujourd'hui la droite nous oriente, qui consisterait à laisser les causes d'explosion se multiplier et à vouloir derrière simplement jouer les pompiers", a-t-il lancé.

De même, en matière d'immigration clandestine, l'ancien ministre de l'Economie a estimé que s'il fallait la "combattre", il fallait aussi s'attaquer à la filière qui favorise cette immigration : passeurs, logeurs de clandestins et aux employeurs de clandestins, plutôt que de "pourchasser les victimes".

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02 octobre 2006

Trois candidats socialistes pour porter un projet

fabdsksego

Jack Lang a annoncé ce soir à 20h30 qu'il ne proposera pas sa candidature aux militants les 16 et 23 novembre 2006.  Saluons au passage sa sagesse et son esprit de rassemblement qui porte l'intérêt du Parti socialiste au plus haut niveau, son attitude de grande dignité ainsi que sa combativité exemplaire face à la droite et au péril extrême que représente Nicolas Sarkozy pour notre pays.

Il y a donc officiellement trois candidats à l'investiture : Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Ce chiffre est non seulement tout à fait raisonnable alors qu'on pouvait craindre, il y a quelques mois, un débordement, mais les militants se voient également proposer TROIS lignes politiques différentes, intelligibles, ayant chacune leur sens, pour porter UN seul projet socialiste :

  • une ligne Royal, faite de démocratie participative et d'opinions, de sensibilité blairiste et axée sur les valeurs traditionnelles, à base d'ordre juste, située plutôt à droite du Parti socialiste ;

  • une ligne DSK, sociale-démocrate et réformiste, axée sur la croissance solidaire et la justice sociale, fondée sur le socialisme d'émancipation, de production et de redistribution, située pleinement au coeur du Parti socialiste ;

  • une ligne Fabius, classique à gauche (si ce n'est pour lui), étatique, sociale, interventionniste et anti-libérale, située clairement à gauche du Parti socialiste.

Voilà, en quelques lignes, les grandes caractéristiques des tonalités fortes portées par chacun des trois candidats et entre lesquelles les militantes et les militants seront amenés à choisir le 16 novembre prochain.

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