La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

30 octobre 2006

Ségolène : et si ce n'était pas elle ?

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« C’est indéfinissable. Presque physique. Cela ne repose pas sur grand-chose. Une somme d’impressions. Des notations éparses. C’est la petite musique du doute. Et pourtant, c’est le fait politique majeur de la période qui s’ouvre, au sein du PS. Et si ce n’était pas elle ».

C’était il y a dix jours à peine, le NouvelObs (n°2189 du 19 octobre) débutait ainsi un premier article sur ce phénomène à peine croyable : la « reine des sondages », selon les termes employés par les médias, ne semblait plus intouchable. Le NouvelObs avait pourtant été le premier à déclarer sa flamme à Ségolène Royal, il y a un an, en titrant sa une « Et si c’était elle ? ». Par la suite, il avait contribué, sans faille, avec d’autres, à sa popularité.

Et l’hebdomadaire, de constater que « Ségolène Royal enregistre plus de ralliements que d’adhésions », livrant les doutes d’un Pierre Mauroy, lui-même rallié de dernières minutes, à la fois affecté et lucide : « Ça sera plus dur que prévu, a soupiré le vieil éléphant (sic). Dans cette opération, je vois plus de gens qui montent dans le train que de gens qui le poussent ».

Que s’est-il donc passé ? Depuis le début du mois d'octobre, nous sommes passés, comme l’avait prédit DSK, du virtuel au réel. La campagne se déroule à l’intérieur du Parti socialiste et non plus par la seule harangue de l'opinion à travers des médias friands de transgressions. Ce faisant, comme le dit Libération de ce week-end (n°7923 du 28-29 octobre), « La favorite essuie ses premiers revers ». En une semaine, elle a perdu 15 points chez les sympathisants. Peu importent les chiffres, la tendance est là.

Depuis son entrée dans la campagne interne, rentrée dans le moule partisan, elle fait montre de moins d’audace et se banalise. Ses soutiens en rafale peinent à démontrer leur sincérité, à tel point que sa candidature fait, comme le dit fort justement Michel Soudais (Politis n°920 du 5 octobre), désormais figure de candidature des éléphants et de l’ « ancien parti socialiste » : Pierre Mauroy, Roland Dumas, Edith Cresson, Georges Frêche, Yvette Roudy, etc... autant de septuagénaires ou octogénaires, souvent lestés voire plombés d' "affaires" encombrantes, sans parler d'une cour de barons locaux pour le moins soucieux de leurs postes présents et futurs.

Cependant, avec les 35-heures, la carte scolaire, l’encadrement militaire des primo-délinquants, reconnaissons-le : Ségolène Royal a eu un grand mérite en ouvrant ces débats, dont la gauche s’était jusqu’à présent refusée de se saisir, préférant jouer l’autruche entre chaque séisme dans les urnes.

dskzenithMais Ségolène Royal a été grandement irresponsable de se refuser à ouvrir des pistes sérieuses pour apporter des débuts de réponse à ces interrogations. Se contentant de dénoncer ce qui constituent, finalement, les demi-échecs ou les demi-réussites de la gauche, elle a laissé nos concitoyens et les militants en attente. En donnant un coup de pied dans la fourmilière, elle a réveillé quelque chose en eux, une approbation qui s'ajoutait à la nouveauté représentée par une candidature féminine, mais ne parcourant que la moitié du chemin, elle ne peut pas emporter leur adhésion. Elle ne le pourra pas plus demain, car il lui manque la construction doctrinale, la capacité de mettre en dynamique et la vision du futur complexe, les trois qualités que possèdent justement Dominique Strauss-Kahn.

On ne conduit pas un pays comme on conduit une région. C'est un fait. Les débats ont permis d'éclairer les français et les militants sur cette réalité qui fait son chemin. Voilà pourquoi DSK progresse dans l'opinion, petit à petit. L'édifice se construit d'un côté, de l'autre le mirage s'estompe.

« Chez les militants, la parole se libère », titre également le Libération d'aujourd'hui. « Il y a un mois, personne ne se risquait à dire du "mal" de Ségolène Royal. Ce n'est plus vrai ». Aujourd'hui, les langues se délient. Sans doute  « la posture de victimisation commence à lasser », note Paul Quinio dans le quotidien. Sans doute aussi la proposition d'instaurer des jurys de surveillance des élus et de filmer le conseil des Ministres, désapprouvée unanimement par les élus (Association des maires de France, Fédération nationale des élus socialistes et républicains,...), est-elle le "coup de trop", celui qui emporte avec lui la crédibilité de l'auteur. Les préoccupations de la plupart des Français ne sont-elles pas plus "terre à terre" : du pouvoir d'achat, la fin des discriminations et l'égalité réelle, un logement convenable, une bonne école, des études qui débouchent sur un emploi, une protection contre les aléas de la vie, la préparation de l'avenir du pays dans une mondialisation difficile, une vue prospective de l'avenir ?

Retrouvez ici l'interview de DSK dans Libération du samedi 28 octobre 2006

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29 octobre 2006

Grand meeting à Strasbourg avec DSK samedi 4 novembre

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Grand meeting avec Dominique Strauss-Kahn à Strasbourg
Palais des Congrès - samedi 4 novembre 2006 à 18h30 (horaire modifiée)

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28 octobre 2006

DSK chaudement applaudi à Nancy

Réunis vendredi soir dans l'amphi de la fac de droit de Nancy, plein à craquer pour l'occasion, plus de mille sympathisants, de tous les âges, jeunes et moins jeunes, ont pu écouter et interroger Dominique Strauss-Kahn pendant deux heures.

DSK à Nancy le 27 octobore

Ce grand amphi nancéien a dû rappeler à DSK des souvenirs, lorsque, jeune professeur agrégé d'économie, il y enseigna de 1978 à 1981. Toujours est-il qu'après une courte introduction sur la sociale-démocratie rénovée qu'il défend, les questions ont rapidement fusé dans la salle, aucun sujet n'étant épargné : bien sûr, l'Université et son avenir, après une question posée par Richard Lioger, président de l'université Paul-Verlaine de Metz, la condition de vie des étudiants et les bourses (question posée par un jeune étudiant de l'UNEF), permettant à DSK de développer sa proposition d'un "patrimoine de départ" pour les jeunes, que ce soit pour étudier, entreprendre ou se loger, le cumul des mandats, la politique commerciale de la France et la compétitivité des entreprises, l'avenir du franc CFA et le développement du Sud, l'influence culturelle et politique française, la défense et le second porte-avion français, l'avenir de la sociale-démocratie, sa conception de la présidence, sans bien entendu oublier le déroulement de la campagne interne et des débats, la question des jurys populaires, auxquels DSK a redit son hostilité, car « créateurs de désordre », ou encore les méthodes d'approche différentes des deux autres candidats.

DSK et JF Grandbastien
DSK et Jean-François Grandbastien, maire de Frouard et conseiller régional

Au total, dans une ambiance très studieuse qui sied au lieu, entrecoupée de vifs applaudissements, DSK a répondu à une quinzaine de questions dans le détail, arpentant l'estrade comme il le fait lorsqu'il enseigne. Il a insisté sur la nécessité de réformer radicalement, d'accepter les "pas en avant", même petits, lorsqu'ils vont dans le bon sens, et de dire la vérité, en bannissant le populisme qui détruit la démocratie et apporte les désillusions.

dskassisDominique Strauss-Kahn a longuement développé sa conception de la présidence, une présidence à la fois engagée et responsable en permanence devant les français. Contrairement à une légende, le président doit être capable de tenir tête dans les réunions internationales car s'il ne gouverne pas seul bien entendu, il est seul à ces moments-là pour porter la voix de la France et de l'Europe. Tout au long de ses interventions, DSK s'en est pris avec gravité et humour à la politique de la droite et aux penchants populistes, libéraux et bushistes de Nicolas Sarkozy, "le panaméen" qui veut supprimer les droits de succession pour les plus riches.

Dans l'amphi, plusieurs partisans de Ségolène Royal se sont avoués conquis par la prestation et l'argumentation développées par DSK. Franchiront-ils le pas pour quitter les apparences et rejoindre leurs convictions profondes ?

DANS LA PRESSE:

Samedi 28 Octobre 2006, © L'Est Républicain / Nancy

Strauss-Kahn applaudi à Nancy




Applaudi à plusieurs reprises chaudement ! Photo Serge LALISSE

Un bon millier de personnes, dans un amphi plein, pour écouter Dominique Strauss-Kahn hier soir, à la fac de droit.

Ils l'ont écouté avec attention, durant deux heures, dans le grand amphi de la fac de droit. De manière quasi studieuse. Mentons tendus, yeux braqués sur lui. Avec un intérêt qui aurait vraisemblablement ravi le jeune professeur qu'il fut, dans ce même amphi nancéien, de 1978 à 1981, juste après son agrégation.

Dominique Strauss-Kahn avait presque des accents professoraux, hier soir, face au bon millier de personnes venues entendre son point de vue de candidat à la candidature socialiste aux présidentielles. Il s'exprimait debout, main dans une poche, micro dans l'autre. Puis, quand son propos s'animait, le micro passait prestement dans l'autre main et celle restée libre s'agitait.

Devant lui, jusqu'en haut de l'amphi plein à craquer, une moitié d'étudiants, dont de nombreux de sciences po, pour une moitié de personnes plus âgées. Strauss-Kahn n'a pas manqué de souligner que toutes les générations étaient représentées, « des jeunes à ceux qui ont des cheveux plus gris, comme moi... »

Répondant aux questions de la salle, il a su aborder de nombreux thèmes, sous un angle qui lui tient à coeur : celui de la sociale démocratie (notre édition d'hier en page France). René Mangin, vice-président socialiste du conseil général, s'est rallié à lui. Jean-François Grandbastien, maire de Frouard, le soutient activement. Le président d'une université de Metz a pris le micro pour utiliser un tutoiement très militant.

On a même vu la grande silhouette de Mathieu Klein, hier soir, poindre en milieu de travée d'amphi. Mais le jeune vice-président socialiste du conseil général ne s'est pas assis. Il est vrai qu'il a milité pour le non à la Constitution européenne, quand Dominique Strauss-Kahn disait oui.

Reste que personne n'a sifflé le candidat à la candidature. Bien au contraire ! Applaudi à plusieurs reprises relativement chaudement, Strauss-Kahn avait le sens de la formule, il a même décoché quelques flèches, il est vrai, déjà entendues.

Mais, hier soir, ses partisans pouvaient avoir le sentiment que le vent soufflait dans son sens.

Philippe MERCIER

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Agrégateur de sites internet DSK

rss

Chers amis, comme vous le savez, Dominique Strauss-Kahn, convaincu depuis longtemps de l'importance des nouvelles technologies de l'information, est très présent sur le net depuis plusieurs années. Son blog (http://www.blogdsk.net) est le blog politique le plus visité de France.

Dans chaque département, il y a un ou plusieurs blogs de soutien à sa candidature et un réseau de blogueurs coordonné. Grâce à tous ses blogs qui sont apparus sur la toile, vous pouvez retrouver toute l'actualité autour de Dominique Strauss-Kahn et toutes ses propositions. Mais courir après l'information et les blogs prend beaucoup de temps. Avec l'outil suivant, vous pouvez d'un coup d'oeil avoir une vue d'ensemble de ces blogs : blogs perso, blogs nationaux, blogs départementaux, blogs Socialisme & Démocratie, blog de DSK ou DSK2007.net. C'est ici :
http://rssavecdsk.dsk2007.net. Bonne lecture...

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27 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn porté au Zénith

Dans une salle du Zénith pleine à craquer et dans une ambiance surchauffée avec plus de 6.000 militants, les trois candidats socialistes se sont retrouvés hiers soir pour ce qui restera dans les souvenirs de ceux qui y ont assisté comme un (le) très grand meeting de cette campagne à l’investiture.

Pas de caméras, pas de micros, tout pour les militants, un vrai meeting politique avec enthousiasme, applaudissements et sifflets comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps.

DSK au ZénithLaurent Fabius, toujours excellent orateur, a franchement fait un tabac sur ses thèmes de prédilection, mais il a sombré sur l’Europe, les militants ne pouvant que rejeter son discours contradictoire avec ses actes sur un sujet pourtant majeur pour l’avenir de notre pays.

Ségolène Royal a commencé son intervention sous les applaudissements et l’a terminée sous la réprobation quasi-générale des militants qui, selon elle, « auraient peur du peuple », alors que les militants franciliens sont reconnus pour être particulièrement proches du terrain, dans les associations, sur les marchés, dans les réunions des comités de quartier. Elle a redéfendu, quoiqu’avec peu d’assurance et d’enthousiasme, ses « jurys populaires » (rappelons au passage que tant l’Association des maires de France que la Fédération des élus socialistes et républicains se sont démarquées de cette proposition). Fébrile, elle s’est également nettement démarquée du projet socialiste : « Les catégories populaires qui nous ont manqué en 2002 ne vont pas revenir comme ça vers nous parce qu'on va agiter le projet », a-t-elle scandé.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a été copieusement applaudi par la salle toute entière, à plusieurs reprises debout. Il s’est efforcé de calmer le jeu et a rappelé qu’il voulait « une société de confiance, pas une société de surveillance. Une société d'émancipation, pas une société de suspicion ». « Entre les trains bondés et les barres bétonnées, entre une somme de nuisances et les hypermarchés trop chers se concentrent dans certaines banlieues tout ce que la France compte d'inégalités », a rappelé le député de Sarcelles, insistant sur le désir d’égalité réelle des français : « Les banlieues ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper. Ce sont des villes où il y a nos jeunes, ce sont des villes où nous sommes tous ! ».

De l’avis des quelques journalistes qui s’étaient glissés subrepticement dans la salle, Dominique Strauss-Kahn a été « extraordinaire » (sic). Si le meeting, d’une qualité exceptionnelle, avait été retransmis à la télévision, nul doute qu’il aurait été considéré par les commentateurs comme un tournant de plus dans la campagne illustrant la dynamique autour de DSK.

Les militants ont montré qu’ils avaient envie de se faire entendre et qu’ils seraient, eux, maître de leur choix. Un choix éclairé.

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26 octobre 2006

DSK éblouit les militants à Villeurbanne

Dominique Strauss-Kahn tenait meeting à Villeurbanne le mardi 24 octobre. Récit du meeting paru dans l'hebdomadaire régionale Lyon Capitale, suivi d'une interview de DSK :

DSK 2007"DSK trouble les socialistes. En faisant un tabac mercredi à Villeurbanne devant plus de 800 personnes en grande partie bluffées par une prestation brillante, Dominique Strauss-Kahn a fait souffler un vent nouveau chez les socialistes lyonnais. Tout commence, ce soir-là, par un petit laïus du candidat sur « la fidélité et l’infidélité politique à Lyon ». Visant, sans le citer, Gérard Collomb, qui l’a lâché sur le tard pour rejoindre Ségolène Royal, DSK glisse : « en politique, la fidélité est pourtant un fondamental ». Puis DSK répond longuement aux questions de la salle. Le candidat apparaît solide, imaginatif, et porteur d’un vrai contre-projet à celui de Nicolas Sarkozy. Un adversaire qu’il ne sous-estime pas, « le bougre, il n’est pas maladroit », et contre lequel il s’estime le mieux armé. La qualité de l’intervention de Strauss-Kahn fait tellement contraste avec celle de Ségolène Royal il y a quelques mois dans cette même ville, que les militants sont scotchés. C’est le cas de ce jeune « nouvel adhérent » qui ne sait plus comment déclarer sa flamme à Dominique Strauss-Kahn, au point d’amuser ce dernier et l’assistance.

D’autres, plus chevronnés, sont retournés et, jusqu’alors royalistes, coucheront leur nom sur les listes de soutien à DSK, à l’issue du meeting. Le candidat social-démocrate, qui entend être une sorte de Président-Premier Ministre à l’anglo-saxonne, démontre une épaisseur et une force de conviction comparables à celles de Nicolas Sarkozy. Mais enrichies d’une sorte de distanciation cultivée, universitaire et ouverte sur le monde. DSK donne l’impression de dominer n’importe quel sujet, qu’il s’agisse de nouvelles technologies, des rapports Nord/Sud, du CAC 40 ou de l’apprentissage du solfège. De fait, Sarkozy, qui s’est mal sorti d’un débat face à Strauss-Kahn, croise les doigts pour ne pas avoir à l’affronter. On peut comprendre désormais que les militants socialistes aient le vertige. Ils n’ont pas le droit de se tromper le mois prochain. Au nom de toute la gauche, ils doivent donner le nom qui saura relever un triple défi. Ecarter le cauchemar de 2002 d’une gauche absente au second tour, trouver le bon candidat pour battre Sarkozy et enfin désigner la bonne personne pour réussir à réformer la France une fois élue. Car gagner pour rater ensuite, signerait cette fois-ci l’effondrement et l’effacement durable de la gauche française. Or, c’est justement une « gauche durable » que veut mettre en place DSK et, pour l’instant, à l’écouter, il semble avoir le plus d’atouts au PS pour le faire. Les militants socialistes, pour ne pas se retrouver nus dans quelques semaines, voudront peut-être éviter le piège qui leur est tendu et qui les a déjà tués en 2002, celui des emballements sans lendemain, gonflés par l’industrie des sondages. Ils savent qu’en désignant leur candidat, ils vont donner ou retirer quelques points à Sarkozy. Il est donc à parier que, le moment venu, les militants jugent vraiment sur pièces.

ENTRETIEN

Vous vous présentez comme le meilleur candidat à gauche pour battre Nicolas Sarkozy...
je veux faire gagner la gauche. Donc si je ne croyais pas être en mesure de battre Nicolas Sarkozy, je ne serais pas candidat. Je ne dis pas que les autres candidats ne peuvent pas gagner, évidemment ! Mais je crois que les réponses que j’apporte aux préoccupations économiques et sociales des Français, la capacité que j’ai démontrée dans des débats ave Nicolas Sarkozy, le bilan de rénovation et d’expérience dont je suis porteur font que, au bout du compte, je serai le meilleur candidat. A moi d’en convaincre aujourd’hui les socialistes ! En deux semaines de campagne, je sens déjà les lignes se déplacer, ça remonte assez nettement pour notre camp.

Ségolène Royal propose un changement de sexe et la démocratie participative. De quel changement êtes-vous porteur ?
Le combat pour l’égalité entre les sexes est celui de tous les socialistes, il est le mien. Je veux faire changer les choses concrètement. Mais pas de doute : je ne peux incarner ce changement-là physiquement ! Quant à la démocratie participative, c’est évidemment une nécessité dans la société d’aujourd’hui et je la pratique à Sarcelles. Mais gouverner, ce ne peut pas être simplement : « je vous ai écouté, je serai l’interprète de ce que vous avez dit ». Gouverner, c’est avoir des convictions, et c’est prendre des décisions. La démocratie participative vient compléter la démocratie représentative, elle ne peut la remplacer. Il faut que les élus s’engagent ! Moi, je dis que mon projet, c’est la social-démocratie. C’est pourquoi j’ai proposé d’entamer, avant même mon élection, au lendemain de ma désignation, une grande négociation sur les sujets qui angoissent nos concitoyens : le pouvoir d’achat, la revalorisation des carrières, les retraites, la sécurisation professionnelle, la santé au travail. Ce que j’ai appelé le « Pacte de l’Elysée » devra être conclu avant la fin de l’année 2007. Le pays a besoin de rénovation, de renaissance, mais c’est avant tout dans les idées que cela doit se concrétiser.

Chirac avait promis une présidence modeste. Quel type de président seriez-vous ?
Ah ça ! Chirac avait raison de parler de présidence modeste : ses résultats sont, en effet, extrêmement modestes. Moi, je veux une présidence engagée. Si, pendant la campagne, je dis que ma première priorité est économique et sociale, une fois élu, mon premier chantier sera économique et social. Un président toujours à l’abri, responsable de rien et qui sacrifie son Premier Ministre quand tout va mal... C’est une très mauvaise façon de gouverner ! Il faut maintenant un président responsable, qui agisse, qui intervienne, qui soit à la manœuvre. Il faut un capitaine, pas une vigie !

Elu président, vous entendrait-on beaucoup ?
Oui, il faut une pratique du pouvoir plus démocratique. Le général De Gaulle tenait des conférences de presse où il répondait régulièrement à tout en ensemble de questions sur la politique de la nation. C’est une bonne illustration de cette responsabilité politique que je veux remettre au cœur du contrat passé entre le président et les Français.

Pour Laurent Fabius, vous êtes un « ministre des Finances, technique, quand la France a besoin d’un vrai projet politique »...
La France a besoin d’un projet de gauche qui soit praticable dans la mondialisation. C’est la social-démocratie. C’est une grande ambition politique qui ne se limite pas à une revendication sur l’augmentation immédiate du SMIC, ni à la polarisation sur la seule question de l’ordre, fut-il juste. En outre, qu’y a-t-il de neuf dans le projet politique de ceux que vous citez et qui ont, selon moi, une vision traditionnelle de la présidence ?

Tout dépendra-t-il du nouveau compromis social à mettre en place ?
Pas tout - l’Etat a aussi son propre champ d’action - mais beaucoup : le compromis social, c’est l’outil qu’il faut pour rétablir la confiance, elle-même nécessaire pour obtenir la croissance, elle-même indispensable pour éviter le « déclassement » de notre pays. Ce déclassement n’est pas une fatalité, nous pouvons retrouver le plein emploi en moins d’une décennie.

Pour vous, Nicolas Sarkozy est le « candidat du renoncement », alors que son image est, en revanche, très volontariste...
La « rupture » dont il parle est un masque qui cache le renoncement à ce qui fait notre pays depuis deux siècles. Ce que nous dit Nicolas Sarkozy, c’est que notre modèle social n’est plus adapté à la mondialisation. Alors, devant la difficulté de faire vivre ce modèle français - qui a effectivement besoin d’être revigoré - il renonce. Il préfère jeter le bébé avec l’eau du bain et importer, franco de port des Etats-Unis, un modèle qui ne correspond pas aux Français.

Pompidou, Mitterrand, Chirac, avait des jardins secrets, l’art contemporain, l’architecture ou les arts premiers qui ont fait émerger de grands projets. Quel est votre jardin secret ?
la musique, aucune hésitation là-dessus ! Et particulièrement le piano. Une partie de ma vie tourne autour de la musique classique, c’est très important pour moi. C’est vrai, j’ai une faiblesse et une attention particulières pour la culture, et donc pour le financement de la création culturelle, de l’expression musicale, de sa représentation. On est plus sensible à ce qu’on aime !

Propos recueillis par Philippe Chaslot.

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25 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn progresse après les débats

sondagesInterrogé sur le candidat qu'ils souhaiteraient voir désigné candidat du PS à l'élection présidentielle, 59% citent Mme Royal. C'est 4 points de moins qu'après le premier débat. M. Strauss-Kahn est cité par 34% (+2) et M. Fabius par 7% (+2).

Depuis le début du processus de désignation interne, Mme Royal a perdu 7 points (de 66% à 59%) auprès des sympathisants PS. M. Strauss-Kahn en a gagné 7 (de 27% à 34%) et M. Fabius est resté stable à 7%.

Ce sondage OpinionWays pour LCI-Le Figaro a été réalisé les 24 et 25 octobre auprès d'un échantillon représentatif de 406 sympathisants socialistes ayant regardé le débat, sélectionnés du 20 au 23 octobre à partir d'un échantillon national représentatif de la population âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

A la suite du débat télévisé d'hier soir, les internautes ont été interrogés par LCI (voir le sondage) pour savoir qui, selon eux, avait été le plus convaincant sur les sujets de société. Leur verdict (4537 réponses !) place une nouvelle fois en tête DSK : Ségolène Royal 18%, Laurent Fabius 36%, DSK 45%. LCI titre d'ailleurs ainsi sa "une" politique :

"2EME DÉBAT PS : DSK PROGRESSE À PETIT PAS"

La rédaction du quotidien Le Parisien ne s'y est pas trompé : les 12 journalistes ont noté nos trois débatteurs sur les deux premiers débats. DSK arrive en tête avec une moyenne de 14,5/20, Ségolène Royal obtenant une moyenne de 13/20 et Laurent Fabius de 12/20.

En bref, comme on dit au football, les trois ont haussé leur niveau de jeu. Pour autant, Ségolène Royal était sur la défensive, Laurent Fabius offensif mais hors jeu, et Dominique Strauss-Kahn constructif : il a réussi à donner un sens à la refondation républicaine qu'il préconise.

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24 octobre 2006

DSK propose un "patrimoine de départ" pour les jeunes

Dominique Strauss-Kahn met en débat sur internet son idée de "patrimoine de départ" pour les jeunes

DSK une candidature de convictionDominique Strauss-Kahn a annoncé mercredi qu'il mettait en débat sur son blog sa proposition de créer "un patrimoine de départ" pour aider les jeunes à "partir dans la vie" et "sauter les premiers obstacles".

"Je lance sur mon blog, à partir de ce soir, un débat sur cette question, pour que les discussions puissent avoir lieu", a affirmé l'ancien ministre de l'Economie, un des trois candidats à l'investiture socialiste pour la présidentielle, qui était invité du journal de 20h sur France 2. Il a ensuite précisé qu'il en tirerait des propositions, concernant l'utilisation de ce patrimoine, dans une "quinzaine de jours".

"Aujourd'hui, les jeunes ont beaucoup de mal à rentrer dans la vie active. C'est une sorte de fossé à 18-25 ans", a-t-il constaté, expliquant que ce patrimoine, sous la forme d'une somme d'argent, pourrait par exemple "servir à faire des études, à un projet personnel, à un achat d'appartement".

Il a suggéré que cette donation de départ soit financée par les droits de succession et une partie de l'impôt sur le revenu. "Il est bien normal que l'argent de ceux qui nous quittent servent à l'ensemble des jeunes", a-t-il fait valoir.

Dominique Strauss-Kahn avait déjà parlé de cette proposition mardi soir lors du débat télévisé sur La Chaîne Parlementaire avec les deux autres candidats à l'investiture au sein du Parti socialiste.

Invitant les jeunes à débattre de sa proposition sur http://www.blogdsk.net, Dominique Strauss-Kahn met ainsi en pratique son idée selon laquelle un responsable politique doit proposer des idées et les soumettre au débat, et non pas se contenter de collecter des idées sur un forum participatif sur internet.

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23 octobre 2006

DSK : des jurys populaires NON, des comptes-rendus de mandat OUI

Dominique Strauss-Kahn s’exprimait ce matin sur Europe 1. Interrogé sur les « jurys populaires » proposés par Ségolène Royal qui ne figurent d'ailleurs nullement dans le projet socialiste, DSK s’y est fermement opposé, répliquant qu’il était favorable à la généralisation des comptes-rendus de mandats.

Les jurys populaires, outre qu’ils rappellent furieusement l’époque stalienne de l’URSS avec les commissaires du peuple et les commices politiques communistes, sont contraires aux articles 3 et 27 alinéa 1 de notre Constitution. Aucun démocrate ne peut accepter qu’un petit groupe, fut-il tiré au sort, s’accapare les pouvoirs du peuple et de ses représentants. Attention : danger, dérapage en cours !

dskPARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, s'est opposé lundi à la proposition de Ségolène Royal de « jurys populaires » pour contrôler les élus, préférant « des comptes-rendus de mandat aussi fréquents que possible ».

« Généralisons les comptes-rendus de mandats, mais pas de jurys populaires. Le suffrage universel, c'est la règle et dans l'intervalle, entre deux élections, des comptes-rendus aussi fréquents que possible », a-t-il déclaré sur Europe 1.

Dominique Strauss-Kahn était interrogé sur la proposition de sa concurrente pour l'investiture PS Ségolène Royal d'instituer « des jurys de citoyens tirés au sort » qui évalueraient les politiques mises en place par les élus.

« S'il s'agit de dire que les élus doivent faire des comptes-rendus de mandat, comme le fait Bertrand Delanoë à Paris, il n'y rien de neuf. S'il s'agit de mettre en place, éventuellement en les tirant au sort, des assemblées qui viendraient concurrencer celles qui ont été élues démocratiquement en début de mandat et mettent en place la politique municipale, départementale, régionale, je suis contre », a expliqué M. Strauss-Kahn.

Selon le député du Val d'Oise, « ce serait créateur d'un énorme désordre que d'avoir des assemblées d'un côté qui critiqueraient une autre assemblée qui elle aurait été élue ».

Evoquant la primaire entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et lui-même, Dominique Strauss-Kahn a affirmé que « cela bouge beaucoup dans le PS » et que « le deuxième tour est probable ». « Les choses ne sont pas faites », a-t-il dit.

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22 octobre 2006

Le Pacte de l'Elysée : DSK répond aux militants

DSK lors du débat du 17 octobre

Après les professions de foi des candidats la semaine passée, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Ségolène Royal se sont exprimés dans l’Hebdo des socialistes sur les questions économiques et sociales en répondant à 5 questions tirées au sort.

Retrouvez ci-après les réponses de DSK sur des thèmes très variés : désendettement, délocalisations, réforme des retraites, logement et démocratie sociale dans les entreprises :

Chère camarade, cher camarade,

Deuxième semaine de campagne !

Je te l’ai écrit, dans le dernier numéro de l’Hebdo : pour moi, l’urgence est sociale. Pour y répondre, il faut une autre politique économique. L’économique et le social, c’est le premier défi auquel la France est confrontée. C’est la première préoccupation des Français. C’est la première priorité des socialistes. Ce sera l’axe stratégique de la campagne que nous mènerons ensemble si je suis désigné le 23 novembre.

Jeudi dernier, j’étais à Valence, pour apporter mon soutien aux salariés des stylos Reynolds - une entreprise menacée de délocalisation alors qu’elle fait des bénéfices. Lundi, j’ai avancé dix-huit propositions qui viennent compléter, préciser, hiérarchiser notre projet socialiste. Un seul exemple concret : pour lutter contre le développement du travail précaire, j’ai proposé que l’impôt sur les sociétés soit modulé - à la baisse ou à la hausse - afin d’inciter les entreprises à recourir aux contrats à durée indéterminée.

Mardi, je ne sais si tu as eu la possibilité de le regarder en direct, nous avons tenu notre premier débat télévisé. Le Parti socialiste en est sorti collectivement renforcé. Et j’ai la conviction d’avoir pu déployer ma vision de l’avenir.

Aujourd’hui, je ne veux pas aligner une liste de pétition de principes ou de propositions techniques ; je veux insister sur une proposition qui illustre le projet social-démocrate que je défends. Cette proposition, je l’ai appelée le « Pacte de l’Elysée ».

De quoi s’agit-il ? De mon premier chantier, si je suis élu Président de la République : le lancement d’une grande négociation sociale, comme notre pays n’en a jamais connu.

En quoi est-ce nouveau ?

C’est nouveau par la méthode : je compte engager les discussions avec les partenaires sociaux juste après ma désignation, afin de pouvoir engager les négociations efficacement dès le lendemain de l’élection et fixer la fin de l’année 2007 pour l’achèvement des travaux.

C’est nouveau par l’objectif : il s’agit de bâtir un nouveau compromis social, un accord « gagnant-gagnant », pour remettre la société tout entière en mouvement. Nous pourrons ainsi recréer la confiance sans laquelle il n’y a ni croissance ni, au bout du compte, de progrès social possible.

C’est nouveau, enfin et surtout, par l’ordre du jour que je veux large.

Le Pacte de l’Elysée mettra évidemment sur la table la question du pouvoir d’achat et de la revalorisation des carrières. Nous avons pris l’engagement de porter le SMIC à 1500 euros au plus tard à la fin de la législature. Je le tiendrai. Mais il faut être plus ambitieux. Il faut agir sur l’ensemble de l’échelle des salaires pour que le nombre de salariés payés au SMIC cesse d’augmenter. Et il faut prêter attention à la revalorisation des carrières pour que nul ne reste toute sa vie au SMIC.

Le Pacte de l’Elysée mettra sur la table la question de la sécurisation professionnelle - j’ai pu mesurer une nouvelle fois à Valence à quel point il était indispensable de dégager des moyens sans précédent pour l’indemnisation, la formation et le reclassement des salariés victimes des délocalisations.

Le Pacte de l’Elysée mettra aussi sur la table la question des retraites. Nous nous sommes engagés à abroger la loi Fillon. Mais nous le savons bien : cette abrogation ne règlera pas à elle seule le problème. Il faudra donc négocier sur les moyens de pérenniser la retraite par répartition - auquel nous sommes attachés de toutes nos forces. Il faudra aussi, dans le même temps, lutter contre les injustices du système actuel : je pense aux petites pensions, aux carrières discontinues et, surtout, à la prise en compte de la pénibilité.

Le Pacte de l’Elysée mettra enfin sur la table la question de la santé au travail et des conditions de travail. Ces problèmes là ne sont pas derrière nous, comme la diminution des emplois industriels aurait pu le laisser penser. Ces problèmes là sont devant nous : il y a davantage d’accidents du travail, il y a de nouvelles maladies professionnelles - qu’il s’agisse des troubles musculo-squelettiques ou du stress. Nous devons agir.

Je résume : une grande négociation sociale engagée dès avant l’élection, achevée avant la fin de l’année 2007 et portant à la fois sur le pouvoir d’achat, la sécurisation professionnelle, les retraites et les conditions de travail - voilà le « Pacte ».

Mais je veux que ce soit le Président de la République lui-même qui prenne en main cette négociation - d’où le « Pacte de l’Elysée ». Pourquoi ? Parce qu’il y aura besoin de l’impulsion que lui donnera la légitimité populaire issue de son élection. Parce qu’il s’agit de ma première priorité et que je n’ai pas l’intention de m’en dégager une fois élu.

Un dernier mot, chère Camarade, cher Camarade.

Au travers de ce Pacte de l’Elysée, c’est une démarche globale que je défends et qui fait mon originalité dans cette campagne. Elle illustre ma conception aussi d’une Présidence « engagée ». Elle illustre que l’investissement social est un investissement économique. Elle illustre que, au-delà de l’indispensable mobilisation de l’Etat, c’est toute la société qu’il faut mobiliser. Elle illustre, en un mot, ce qu’est une social-démocratie repensée et rénovée !

A la semaine prochaine !

Dominique Strauss-Kahn

Posté par moselle avec dsk à 19:12 - Soutien à DSK 2007 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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