La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

30 octobre 2006

Ségolène : et si ce n'était pas elle ?

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« C’est indéfinissable. Presque physique. Cela ne repose pas sur grand-chose. Une somme d’impressions. Des notations éparses. C’est la petite musique du doute. Et pourtant, c’est le fait politique majeur de la période qui s’ouvre, au sein du PS. Et si ce n’était pas elle ».

C’était il y a dix jours à peine, le NouvelObs (n°2189 du 19 octobre) débutait ainsi un premier article sur ce phénomène à peine croyable : la « reine des sondages », selon les termes employés par les médias, ne semblait plus intouchable. Le NouvelObs avait pourtant été le premier à déclarer sa flamme à Ségolène Royal, il y a un an, en titrant sa une « Et si c’était elle ? ». Par la suite, il avait contribué, sans faille, avec d’autres, à sa popularité.

Et l’hebdomadaire, de constater que « Ségolène Royal enregistre plus de ralliements que d’adhésions », livrant les doutes d’un Pierre Mauroy, lui-même rallié de dernières minutes, à la fois affecté et lucide : « Ça sera plus dur que prévu, a soupiré le vieil éléphant (sic). Dans cette opération, je vois plus de gens qui montent dans le train que de gens qui le poussent ».

Que s’est-il donc passé ? Depuis le début du mois d'octobre, nous sommes passés, comme l’avait prédit DSK, du virtuel au réel. La campagne se déroule à l’intérieur du Parti socialiste et non plus par la seule harangue de l'opinion à travers des médias friands de transgressions. Ce faisant, comme le dit Libération de ce week-end (n°7923 du 28-29 octobre), « La favorite essuie ses premiers revers ». En une semaine, elle a perdu 15 points chez les sympathisants. Peu importent les chiffres, la tendance est là.

Depuis son entrée dans la campagne interne, rentrée dans le moule partisan, elle fait montre de moins d’audace et se banalise. Ses soutiens en rafale peinent à démontrer leur sincérité, à tel point que sa candidature fait, comme le dit fort justement Michel Soudais (Politis n°920 du 5 octobre), désormais figure de candidature des éléphants et de l’ « ancien parti socialiste » : Pierre Mauroy, Roland Dumas, Edith Cresson, Georges Frêche, Yvette Roudy, etc... autant de septuagénaires ou octogénaires, souvent lestés voire plombés d' "affaires" encombrantes, sans parler d'une cour de barons locaux pour le moins soucieux de leurs postes présents et futurs.

Cependant, avec les 35-heures, la carte scolaire, l’encadrement militaire des primo-délinquants, reconnaissons-le : Ségolène Royal a eu un grand mérite en ouvrant ces débats, dont la gauche s’était jusqu’à présent refusée de se saisir, préférant jouer l’autruche entre chaque séisme dans les urnes.

dskzenithMais Ségolène Royal a été grandement irresponsable de se refuser à ouvrir des pistes sérieuses pour apporter des débuts de réponse à ces interrogations. Se contentant de dénoncer ce qui constituent, finalement, les demi-échecs ou les demi-réussites de la gauche, elle a laissé nos concitoyens et les militants en attente. En donnant un coup de pied dans la fourmilière, elle a réveillé quelque chose en eux, une approbation qui s'ajoutait à la nouveauté représentée par une candidature féminine, mais ne parcourant que la moitié du chemin, elle ne peut pas emporter leur adhésion. Elle ne le pourra pas plus demain, car il lui manque la construction doctrinale, la capacité de mettre en dynamique et la vision du futur complexe, les trois qualités que possèdent justement Dominique Strauss-Kahn.

On ne conduit pas un pays comme on conduit une région. C'est un fait. Les débats ont permis d'éclairer les français et les militants sur cette réalité qui fait son chemin. Voilà pourquoi DSK progresse dans l'opinion, petit à petit. L'édifice se construit d'un côté, de l'autre le mirage s'estompe.

« Chez les militants, la parole se libère », titre également le Libération d'aujourd'hui. « Il y a un mois, personne ne se risquait à dire du "mal" de Ségolène Royal. Ce n'est plus vrai ». Aujourd'hui, les langues se délient. Sans doute  « la posture de victimisation commence à lasser », note Paul Quinio dans le quotidien. Sans doute aussi la proposition d'instaurer des jurys de surveillance des élus et de filmer le conseil des Ministres, désapprouvée unanimement par les élus (Association des maires de France, Fédération nationale des élus socialistes et républicains,...), est-elle le "coup de trop", celui qui emporte avec lui la crédibilité de l'auteur. Les préoccupations de la plupart des Français ne sont-elles pas plus "terre à terre" : du pouvoir d'achat, la fin des discriminations et l'égalité réelle, un logement convenable, une bonne école, des études qui débouchent sur un emploi, une protection contre les aléas de la vie, la préparation de l'avenir du pays dans une mondialisation difficile, une vue prospective de l'avenir ?

Retrouvez ici l'interview de DSK dans Libération du samedi 28 octobre 2006

Posté par moselle avec dsk à 12:30 - Soutien à DSK 2007 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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