La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

27 octobre 2006

Dominique Strauss-Kahn porté au Zénith

Dans une salle du Zénith pleine à craquer et dans une ambiance surchauffée avec plus de 6.000 militants, les trois candidats socialistes se sont retrouvés hiers soir pour ce qui restera dans les souvenirs de ceux qui y ont assisté comme un (le) très grand meeting de cette campagne à l’investiture.

Pas de caméras, pas de micros, tout pour les militants, un vrai meeting politique avec enthousiasme, applaudissements et sifflets comme nous n’en avions pas vu depuis longtemps.

DSK au ZénithLaurent Fabius, toujours excellent orateur, a franchement fait un tabac sur ses thèmes de prédilection, mais il a sombré sur l’Europe, les militants ne pouvant que rejeter son discours contradictoire avec ses actes sur un sujet pourtant majeur pour l’avenir de notre pays.

Ségolène Royal a commencé son intervention sous les applaudissements et l’a terminée sous la réprobation quasi-générale des militants qui, selon elle, « auraient peur du peuple », alors que les militants franciliens sont reconnus pour être particulièrement proches du terrain, dans les associations, sur les marchés, dans les réunions des comités de quartier. Elle a redéfendu, quoiqu’avec peu d’assurance et d’enthousiasme, ses « jurys populaires » (rappelons au passage que tant l’Association des maires de France que la Fédération des élus socialistes et républicains se sont démarquées de cette proposition). Fébrile, elle s’est également nettement démarquée du projet socialiste : « Les catégories populaires qui nous ont manqué en 2002 ne vont pas revenir comme ça vers nous parce qu'on va agiter le projet », a-t-elle scandé.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a été copieusement applaudi par la salle toute entière, à plusieurs reprises debout. Il s’est efforcé de calmer le jeu et a rappelé qu’il voulait « une société de confiance, pas une société de surveillance. Une société d'émancipation, pas une société de suspicion ». « Entre les trains bondés et les barres bétonnées, entre une somme de nuisances et les hypermarchés trop chers se concentrent dans certaines banlieues tout ce que la France compte d'inégalités », a rappelé le député de Sarcelles, insistant sur le désir d’égalité réelle des français : « Les banlieues ne sont pas des terrains conquis militairement et qu'il faut occuper. Ce sont des villes où il y a nos jeunes, ce sont des villes où nous sommes tous ! ».

De l’avis des quelques journalistes qui s’étaient glissés subrepticement dans la salle, Dominique Strauss-Kahn a été « extraordinaire » (sic). Si le meeting, d’une qualité exceptionnelle, avait été retransmis à la télévision, nul doute qu’il aurait été considéré par les commentateurs comme un tournant de plus dans la campagne illustrant la dynamique autour de DSK.

Les militants ont montré qu’ils avaient envie de se faire entendre et qu’ils seraient, eux, maître de leur choix. Un choix éclairé.

Posté par moselle avec dsk à 09:48 - Soutien à DSK 2007 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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