La Meurthe-et-Moselle avec DSK

Blog de soutien en Meurthe-et-Moselle (54) à la candidature de Dominique Strauss-Kahn 2007.

29 septembre 2006

DSK : "pourquoi je suis candidat"

DSK candidatArticle paru dans l'édition d'Ouest-France du vendredi 29 septembre 2006

Après le renoncement de Lionel Jospin, Dominique Strauss-Kahn, son ancien ministre de l'Économie, dépose sa candidature à la présidentielle devant les militants socialistes.

Êtes-vous candidat à la présidentielle devant les militants socialistes ?

Oui, je dépose demain ma candidature. J'ai écouté les Français, sillonné le pays depuis plusieurs années. Je crois que la France est confrontée à des défis de grande ampleur. Moi, je dis : la rupture, c'est avec la politique de la droite qu'il faut la faire. Le moment de la vérité est venu. Ce qui est en cause, ce sont des choix qui marqueront pour longtemps la vie de chacun d'entre nous, de nos enfants et de nos parents.

Y pensiez-vous tout petit ou en vous rasant ?

Non. Avant de faire de la politique, j'ai enseigné l'économie, et je continue d'ailleurs de le faire ! Donc, pour moi, il ne s'agit pas d'une ambition que j'ai pu former tout petit. C'est une conviction qui s'est affirmée progressivement depuis le 21 avril 2002. Et quand je vois l'état de la France aujourd'hui, c'est maintenant, pour moi, un devoir. Maintenant une phase nouvelle commence. Elle va nous permettre de parler enfin des vrais sujets et je m'en réjouis.

Lionel Jospin a renoncé à être candidat. Qu'est-ce que cela change pour vous ?

C'est un retrait, je souhaite que ce ne soit pas une retraite. Sa voix compte et comptera. Il a été fidèle à lui-même, c'est-à-dire cohérent : il avait fixé des conditions pour être candidat et il a constaté qu'elles n'étaient pas remplies. En même temps, il a, je crois, contribué à éclairer nos débats en portant une certaine vision de la politique que je partage et que je veux faire vivre.

En quoi, à vos yeux, seriez-vous le mieux à même de combattre Nicolas Sarkozy ?

Il faut quatre conditions pour le combattre efficacement. Être rassurant, car il inquiète. Être rassembleur, car il divise. Défendre l'intérêt général contre les clans. Être porteur d'un projet ancré dans ce que la France a de meilleur en rejetant « la rupture » qui n'est qu'une importation du modèle américain.

Vous voulez être le candidat du renouveau de la social-démocratie. Mais ce gène-là existe-t-il dans la gauche française ?

Oui, non seulement le Parti socialiste est social-démocrate mais la France elle-même est très largement social-démocrate... sans le savoir ! Moi, le social est ma priorité et la démocratie ma méthode. Je suis un réformiste qui veut transformer petit à petit notre société, qui sait qu'il faut créer de la richesse pour pouvoir en redistribuer, qui souhaite lutter contre les inégalités en les attaquant à la racine. Le réformisme demande du temps. Je veux une gauche durable.

Avec qui le PS devra-t-il gouverner s'il l'emporte ?

Avec la gauche ! Évidemment !

Peut-il y avoir un rassemblement de la gauche sans programme de gouvernement ?

Non. Nous ne devons pas nous limiter à des accords électoraux. Si nous voulons faire renaître l'espoir, il faut avoir plus d'ambition.

Pensez-vous être le mieux placé pour rassembler la gauche ?

Oui et même doublement ! Au sein du Parti socialiste, car je suis au point de rencontre de l'innovation et de la tradition socialiste. Au sein de la gauche, car j'assume clairement mon identité social-démocrate et je respecte depuis toujours toutes les autres sensibilités. La gauche a su se rassembler plusieurs fois : contre le CPE, contre l'expulsion des enfants sans papiers et, à mon initiative, contre l'article de loi sur les « bienfaits « de la colonisation et pour le réseau Enfants sans frontières.

La dispersion des candidatures à gauche ne risque-t-elle pas de reproduire un autre « 21 avril » ?

C'est un risque. Je sens encore dans l'électorat de gauche le souvenir brûlant du 21 avril et la volonté de ne jamais le revivre. Je ferai tout pour créer à gauche la dynamique permettant de la conjurer.

Le budget 2007 réduit sensiblement le déficit. C'est difficile à attaquer pour un ancien ministre des Finances ?

Pas du tout ! Depuis cinq ans, la France est mal gérée. Cinq ans de perdus : la dette augmente, le chômage n'a pas baissé, le déficit de la Sécurité Sociale a explosé. C'est aussi pour cela que les défis que nous devrons affronter après 2007 sont si difficiles. Sachons - enfin ! - dire la vérité aux Français. On peut être ambitieux pour son pays sans lui faire de fausses promesses. La règle est simple : ne prenons que les engagements que nous pourrons tenir. C'est en tout cas ce que moi je ferai.

Le financement des retraites reste un problème central. Est-il raisonnable de plaider pour l'abrogation de la loi Fillon ?

Les régimes de retraite continuent d'accumuler les déficits. La loi Fillon n'a pas résolu le problème de financement, mais elle a accru les injustices. Je remettrai tout à plat - mais soyons honnêtes : il ne sera pas possible de revenir aux trente-sept années et demie de cotisations pour tout le monde. Je demanderai une négociation avec les partenaires sociaux pour tenir compte notamment de la pénibilité des différents métiers et du montant des petites pensions.

Si vous étiez à l'Élysée, comment aborderiez-vous la question du Proche-Orient ?

Je suis choqué par l'incapacité de l'Europe à se faire entendre dans le processus de paix. Lors de la crise de cet été, le président de la République française avait l'occasion d'utiliser la traditionnelle présence de notre pays au Liban pour faire avancer des propositions au nom de l'Europe. Le modèle européen peut en effet servir d'exemple. Voilà des peuples, la France, l'Allemagne, qui se sont combattus pendant des décennies et qui ont réussi à surmonter leurs haines, jusqu'à créer un espace où les conflits se règlent autour d'une table, par le débat et par le droit. Porteurs de ce modèle, nous avons un rôle particulier à jouer, et nous ne le jouons pas !

Par quelle autre initiative, l'Union européenne devrait-elle reprendre sa marche en avant ?

Ce sera, pour moi, une priorité de tous les instants. Je veux que la promesse, originelle, de réussite économique soit satisfaite et c'est loin d'être le cas. Et je ne renonce pas à doter l'Union d'un projet politique : je souhaite que le modèle social européen soit, pour tous les pays dans le monde qui accèdent à la démocratie, une alternative crédible au modèle américain.

Recueilli par Jean-Yves BOULIC, Paul BUREL, Didier EUGÈNE et Roland GODEFROY.

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28 septembre 2006

Lionel Jospin ne sera pas candidat à l'investiture

jospinAnnoncée hier soir à ses proches et officiellement ce matin sur RTL, la décision de Lionel Jospin de ne pas présenter sa candidature aux militants était très attendue. Elle contribue à clarifier une situation nébuleuse et un débat paralysé par les incertitudes sur les personnes.

De ce point de vue, Lionel Jospin a été cohérent, soucieux de l’intérêt du PS et en phase avec les idées qu’il défend ; il avait annoncé que sa candidature n’était envisageable que si elle était utile et susceptible de rassembler, ce qui ne pouvait être le cas compte tenu du phénomène Royal, du fort appel pour un renouveau de la part de nos concitoyens et de la tardiveté de son « retour ». Il n’a pas voulu « fractionner le parti » en ajoutant une candidature de trop.

Mardi prochain, il y aura probablement 3 candidatures, chacune porteuse d’une ligne directrice différente et intelligible pour tous les militants :

  • une ligne Royal, faite de démocratie participative et d'opinion, blairiste et axée sur les valeurs familiales, à base d'ordre juste, située plutôt à droite du Parti socialiste.

  • une ligne DSK, sociale-démocrate, réformiste, axée sur la croissance solidaire et la justice sociale, fondée sur le socialisme d’émancipation, de production et de redistribution, située au cœur du Parti socialiste.

  • enfin, une ligne Fabius, classique à gauche (si ce n'est pour lui), étatique, sociale et ouvriériste, interventionniste et anti-libérale, située clairement à gauche du Parti socialiste.

Les militants seront amenés le 16 novembre prochain à choisir le candidate ou la candidature en fonction de la tonalité qu’il souhaite donner au projet socialiste au regard de la ligne politique défendue par chacun(e).

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21 septembre 2006

DSK dans le Nouvel Obs

DSK

Sur la politique de l’emploi avec Dominique Strauss-Kahn, "Le Nouvel Observateur" et la République des Idées ouvrent le débat. Dsk répond aux questions de Philippe Askenazy, chercheur au CNRS, et Jérôme Gautié, directeur de recherche au Centre d’Etudes de l’Emploi.

Chers Philippe Askenazy et Jérôme Gautié,

C’est avec intérêt, et même gourmandise, que je vous réponds. J’aime les échanges sur les questions de fond. Je me méfie de ces périodes où l’on flatte un prétendu bon sens, elles ne présagent rien de bon.

Vous avez raison de dire que ce sera au prochain président de la République de prendre des initiatives. La mondialisation, le rythme du quinquennat, les exigences des Français, tout concourt à ce que l’on mette au rebut le président d’antan qui, à force de hauteur, finissait par ne plus être qu’un oracle. Je veux un président qui agisse. Je veux un président qui tienne la barre. Un président qui réponde aux cinq défis que vous abordez. Le premier est le défi de la connaissance.

Le défi de la connaissance
Je le dis dès le début, je partage votre diagnostic. C’est bien le retour à la croissance qui doit constituer notre première priorité parce que c’est la condition d’un débat serein sur la définition d’un nouvel équilibre entre les salaires et les profits, c’est-à-dire d’un nouveau compromis social.

Le retour à la croissance doit reposer sur plusieurs piliers. Le premier est celui de la coordination des politiques économiques en Europe. Nous nous sommes dotés d’une monnaie unique mais pas d’une politique économique commune. Cette faiblesse explique une partie du marasme économique de la zone euro et il appartiendra au prochain président de la République de convaincre nos partenaires de jeter les bases d’un « gouvernement économique » sans lequel toute promesse de croissance reste du domaine de l’incantation.

Nécessaire, la coordination des politiques économiques n’est pas suffisante. Pour assurer la croissance de l’emploi et du pouvoir d’achat, la simple prolongation du modèle existant est évidemment vouée à l’échec. Je suis déterminé à conduire à son terme la seule stratégie gagnante, celle qui repose sur l’économie de la connaissance. Classement après classement, nos universités sont éclipsées par les universités américaines, mais aussi devancées par trop d’universités européennes. Le retard pris dans le financement de la recherche publique et les difficultés de celle-ci à travailler avec le secteur privé, pire encore, la forme archaïque d’organisation de notre système universitaire fondé sur une faible autonomie, une faible compétition et de faibles moyens constituent des dangers mortifères.

Au delà, c’est tout notre modèle de développement qui est en cause. Nous devons préparer l’après-pétrole, ce qui nous conduira à des efforts considérables dans le domaine des énergies renouvelables et à un débat clair sur le rôle que nous entendons donner au nucléaire. Nous devons aussi apprécier la place qu’occuperont les services à la personne et notamment le défi qui représenteront les questions de santé. Je l’ai déjà écrit, ce modèle nouveau amène avec lui la biologie comme science dominante, les préoccupations environnementales comme principe de gestion publique, la qualité de la vie comme choix collectif.

Le défi de la formation

Il nous faut ensuite répondre au défi de la formation. Je suis, comme vous, préoccupé par ces dizaines de milliers de jeunes qui, année après année, sortent de notre système scolaire sans formation. Il n’est ni moralement acceptable ni économiquement supportable de voir ainsi tant de talents gâchés. Vous dites : « pas de coupes claires ». D’accord ! Mais je veux aller plus loin et insister sur ce que me semblent être les deux nœuds gordiens qu’il convient de trancher.

Le premier est celui des inégalités territoriales. Au prétexte qu’elles ne remplissent pas leurs objectifs, Nicolas Sarkozy propose de supprimer les zones d’éducation prioritaire. Tragique erreur ! Le problème des ZEP, c’est qu’elles n’ont de « prioritaires » que le nom : elles ne disposent que de 10% de moyens supplémentaires par élève quand les Pays-Bas sont à... 100%. Je fixe un objectif simple : moins de ZEP mais quinze élèves par classes dans les ZEP car, on le sait maintenant, c’est là la véritable clé de la réussite. Le second est celui de la petite enfance. Beaucoup se joue entre deux et six ans, quand se constitue ce que l’on appelle « le capital cognitif ». Je veux, comme cela se fait dans les social-démocraties du Nord, mettre en place un véritable service public de la petite enfance pour lutter contre les inégalités à la racine.

Le défi de la population
Le troisième défi est le défi de la population. Le vieillissement transforme notre pays qui n’a jamais connu un tel changement en si peu de temps ! Chacun le sait, cette rupture prend racine dans les progrès de la biologie, reformule les relations entre les générations, menace d’effondrement notre protection sociale. Elle pose aussi en termes nouveaux la question de notre démographie et, avec elle, celle des retraites et de l’immigration. S’agissant des retraites, je ne pense pas possible de réduire la durée de cotisation, mais je juge nécessaire de rétablir de la justice dans un système qui traite tout le monde de manière indifférenciée. C’est pourquoi il faut relancer la négociation pour tenir compte dans la durée de cotisation de la pénibilité du travail de chacun. Mais une France qui vieillit, c’est à terme une France qui meurt. Ce constat conduit à encourager la natalité, mais on sait combien ces efforts sont lents quand la confiance en l’avenir fait défaut. Il nous faut donc concevoir une politique d’immigration positive, balayant les vieilles craintes. Pour cela, il ne faut pas se tromper de problème. Nous n’avons pas trop de chômage parce que nous aurions trop de bras ; nous avons trop peu de croissance parce que notre population ne croît pas assez. Il ne s’agit pourtant pas d’ouvrir nos frontières à tous vents : l’immigration clandestine doit être combattue, mais il faut avant tout le faire en luttant contre tous ceux qui en tirent profit, les passeurs clandestins, les employeurs clandestins, les logeurs clandestins. Enfin pour que la pression reste supportable il faut bâtir un nouveau partenariat avec le Sud - et notamment avec notre Sud proche - que nous laissons honteusement s’enfoncer dans la misère.

En se saisissant de ces problèmes du long terme, le président de la République proposera ce qui fait le plus défaut aujourd’hui : une vision. Mais, pour rétablir véritablement la confiance, il devra également répondre à une seconde série de questions que vous soulevez autour de l’urgence sociale.

L’urgence sociale
L’urgence sociale touche d’abord ceux qui n’ont pas d’emploi. La réponse, on l’a vu, est avant tout, économique : sans croissance, pas d’emploi.

Aussi, n’est il pas nécessaire que je m’étende longuement sur le débat relatif à la flexibilité qui, bien souvent, n’est que le paravent bien transparent du « détricotage » du code du travail. Les réformes prônées par Nicolas Sarkozy - qu’il s’agisse du « contrat unique » ou, pire encore, de la liberté sans contrôle pour les licenciements économiques - n’auraient pas d’autres conséquences que de fragmenter et de fragiliser davantage encore notre société. J’y suis donc fermement opposé. Je propose, tout à l’inverse, d’utiliser l’instrument fiscal pour lutter contre la précarité du travail en modulant l’impôt sur les sociétés en fonction du comportement de l’entreprise en la matière.

Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas d’améliorations à apporter au fonctionnement du marché du travail, ce qui renvoie à votre question sur la « sécurisation des parcours professionnels ». L’enjeu est simple : les mutations professionnelles sont de plus en plus nombreuses ; elles accélèrent la progression de certains ; elles obligent d’autres à repartir de zéro. Il ne faut donc plus se contenter de protéger les postes, il faut renforcer les salariés en mutualisant ce nouveau risque professionnel. C’est pourquoi je propose que chaque salarié puisse bénéficier une fois dans sa vie d’une année de formation financée par tiers par l’entreprise, l’Etat et le salarié lui-même en repoussant de 4 mois son âge de départ à la retraite.

Cette urgence sociale touche aussi ceux qui ont un travail et qui, au fond, ont deux interrogations : leur salaire, leurs conditions de travail.

Le pouvoir d’achat est une préoccupation montante. Elle est légitime. Je veux insister sur l’organisation d’une conférence sur les revenus rassemblant dès le début de la législature tous les partenaires sociaux. Il nous faut définir pour les cinq ans qui viennent des modalités nouvelles de partage de la valeur ajoutée, tenir compte des efforts à produire en matière de formation, revaloriser les bas salaires et débattre des conditions de travail. Celles-ci constituent trop souvent un angle mort du débat public : je me souviens de l’indifférence polie que j’avais suscitée il y a près de trois ans lorsque je m’étais élevé contre la détérioration des conditions de travail qui n’est pas seulement liée au stress mais aussi aux troubles musculo-squelettiques. Il est aujourd’hui impératif de réagir.

Les leviers du changement
J’en termine par la série de questions qui concernent les leviers du changement : l’Etat et les partenaires sociaux.

L’Etat est un piètre employeur, et cela ne date pas d’aujourd’hui. Je veux un Etat plus juste et plus efficace. Un exemple : il faut que l’Etat, auquel c’est aujourd’hui interdit, puisse signer de vrais compromis sociaux. Autre exemple : des remise en cause des droits acquis peuvent être nécessaires, elles doivent donner lieu à une indemnisation. Quant aux finances de l’Etat, l’engagement que je prends est de faire ce que j’ai déjà fait de 1997 à 2000 : faire baisser les ratio dette/PIB.

S’agissant ensuite de la démocratie sociale, je constate, pour le regretter, qu’il y a en ce domaine les discours des temps d’opposition et les actes des temps de pouvoir. Je souhaite que le contrat trouve, aux côtés de la loi, la place qui lui revient. A cette fin, je continue de défendre des propositions plus radicales que celles que vous évoquez : l’organisation d’élections permettant de mesurer la représentativité et d’augmenter la légitimité des syndicats ; la règle majoritaire qui doit conditionner la validité d’un accord collectif. Je crois au rôle des corps intermédiaires - syndicats, mais aussi associations ou partis politiques -, il faut donc les rénover en profondeur.

Voilà, en définitive, ce que doit être pour moi la mission du prochain président de la République : bâtir un nouveau compromis social-démocrate dans une économie mondialisée ; assurer une cohérence entre une vision du monde et des propositions concrètes ; être capable à la fois de fixer des principes et d’oeuvrer à leur mise en oeuvre. Je mesure qu’il s’agit là d’une conception nouvelle du rôle du président de la République. Je la crois adaptée aux temps nouveaux, difficiles et incertains.

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16 septembre 2006

Grand rassemblement de soutien à DSK le 4 octobre à Alfortville

Grand meeting de soutien à Dominique Strauss-Kahn le 4 octobre à Alfortville

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15 septembre 2006

Appel des parlementaires à soutenir Dominique Strauss-Kahn

37 parlementaires appellent à soutenir DSK

L’an prochain, le peuple français accomplira le choix politique le plus important depuis vingt cinq ans. L’avenir de notre modèle social, la conception de la République et, en grande partie, le renouveau de l’Europe en dépendent.

Depuis plus de quatre ans, la Droite gouverne. Comme élus, nous n’avons cessé de constater sur le terrain les conséquences de son échec économique, l’accroissement des inégalités et l’augmentation de la pauvreté. Parlementaires, nous avons vu la démocratie s’atrophier alors que l’irresponsabilité et le mensonge étaient érigés en politique.
Pendant quatre ans, nous avons combattu les mesures de la Droite : de l’assurance maladie au CPE, des lois iniques sur l’immigration à la privatisation de Gaz de France et à l’impasse de notre politique énergétique.

Nous avons dénoncé l’engagement européen vacillant de ce gouvernement et ses insuffisances dans l’aide au développement des pays du Sud.

A plusieurs reprises, notamment lors des différentes élections locales ou européennes, les Français ont rejeté la politique de la Droite.

Aujourd’hui, avec Sarkozy, la Droite ne propose qu’une aggravation des inégalités et une accélération des politiques libérales. Son orientation n’est rien d’autre qu’un renoncement à notre modèle social et un alignement sur la puissance américaine.

Elus de nos territoires, nous mesurons la volonté de changement qu’expriment les Français, leur aspiration, aussi, renouvellement.

Parlementaires, nous mesurons combien la nécessaire action de transformation sociale doit s’inscrire dans la durée.

Il faut que la Gauche soit à la hauteur de ces enjeux et de ses responsabilités. C’est pourquoi, pour assurer la réussite des changements à mener pour la France et les Français, nous exprimons notre soutien à Dominique Strauss-Kahn.

- Parce qu’il est celui qui porte le langage de vérité et de clarté nécessaire à l’établissement d’une confiance durable avec nos concitoyens ;

- Parce qu’il a la capacité de mettre en cohérence et en dynamique le projet socialiste ;

- Parce que son savoir-faire sera nécessaire pour assurer la croissance et engager de nouveau la France Europe ;

- Parce qu’il veut donner un nouveau souffle à notre Constitution en affirmant la responsabilité du Président la République et en donnant plus d’initiative et de contrôle au Parlement.

Gagner en 2007, changer la vie de millions de nos concitoyens, rétablir la confiance de notre peuple dans la démocratie et dans la République sont un seul et même défi que nous voulons relever avec Dominique Strauss-Kahn.

Nous appelons les adhérents à faire de lui le candidat du Parti Socialiste pour l’élection présidentielle de 2007.

Les signataires :
Patricia ADAM, Députée du Finistère
Michèle ANDRE, Députée du Puy de Dôme
Jean BESSON, Sénateur de la Drôme
Pierre BOURGUIGNON, Député de Seine Maritime
Christiane DEMONTES, Sénatrice du Rhône
Claude EVIN, Député de Loire Atlantique
Catherine GUY-QUINT, Députée Européenne
Christophe MASSE, Député des Bouches du Rhône
Gérard MIQUEL, Sénateur du Lot
René ROUQUET, Député du Val de Marne
Simon SUTOUR, Sénateur du Gard
Catherine TRAUTMANN, Députée Européenne
Jean-Marie BOCKEL, Sénateur du Haut-Rhin
Nicole BRICQ, Sénatrice de Seine et Marne
Jean-Christophe CAMBADELIS, Député de Paris
Bernard CAZEAU, Sénateur de Dordogne
Monique CERISIER-BEN-GUIGUA, Sénatrice représentant les Français établis hors de France
Michel DESTOT, Député de l’Isère
René DOSIERE, Député de l’Aisne
William DUMAS, Député du Gard
Claude HAUT, Sénateur du Vaucluse
Danielle HOFFMAN-RISPAL, Députée de Paris
Yves KRATTINGER, Sénateur de Haute Saône
Serge LAGAUCHE, Sénateur du Val de Marne
Jean-Yves LE BOUILLONNEC, Député du Val de Marne
Jean-Marie LE GUEN, Député de Paris
Raymonde LE TEXIER, Sénatrice du Val d’Oise
Pierre MOSCOVICI, Député Européen
Jean-Marc PASTOR, Sénateur du Tarn
Daniel RAOUL, Sénateur du Maine et Loire
Michel ROCARD, Député Européen
André ROUVIERE, Sénateur du Gard
Michèle SAN-VICENTE, Sénatrice du Pas de Calais
Patricia SCHILLINGER, Sénatrice du Haut-Rhin
Catherine TASCA, Sénatrice des Yvelines
Jean-Claude VIOLLET, Député de Charente

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08 septembre 2006

DSK, "candidat social-démocrate", décline ses propositions "concrètes"

AUTUN (Saône-et-Loire) (AFP) - Dominique Strauss-Kahn, qui se présente comme le "candidat social-démocrate" dans la course à l'Elysée en 2007, a opposé à ses concurrents des propositions "concrètes", jeudi lors d'un déplacement à Autun.

dsk150306Pour le député PS du Val d'Oise, venu dans un bassin d'emploi qui ne s'est pas vraiment remis de la crise du textile et de la sidérurgie, "la campagne doit se faire sur les idées, pas sur les personnes".

Se disant agacé par l'image d'un "bal des prétendants" que renverraient les médias de la compétition présidentielle, notamment au PS, le candidat à l'investiture socialiste entend "tenir un discours de vérité, pas un discours populiste". En connaisseur, le président de la région Bourgogne François Patriat, un proche de Lionel Jospin, apprécie.

"Je me concentre sur l'objectif de traiter les questions et d'apporter des réponses", a répété M. Strauss-Kahn avant de dialoguer avec des salariés de Dim menacés dans leur emploi (250 suppressions de postes décidées) et des chefs d'entreprise.

L'ex-ministre de l'Economie et des finances de Lionel Jospin a expliqué comment pourrait concrètement entrer en vigueur le capital de temps de formation d'un an auquel aurait droit tout salarié dans sa carrière.

Cette proposition, qui figure dans le projet du PS, doit faciliter la reconversion des salariés licenciés ou menacés de perdre leur emploi et "sécuriser leur parcours professionnel".

M. Strauss-Kahn a proposé de répartir le financement en trois tiers égaux (Etat, entreprise, salarié): "Le salarié paierait ce tiers à la fin de sa carrière professionnelle", en partant en retraite quatre mois plus tard que prévu. Plus la durée de sa formation initiale serait courte, plus la part à sa charge du crédit-formation d'un an baisserait.

Le candidat DSK a aussi réclamé que les entreprises qui déménagent continuent, "pendant deux-trois ans après leur départ", à verser la taxe professionnelle à la commune du site concerné.

"Ce n'est que justice, car la collectivité a fait des efforts importants pour aider à l'implantation", a-t-il souligné après avoir visité un atelier de fabrication de pièces mécaniques hébergé dans un parc d'activités de création récente.

Selon M. Strauss-Kahn, la désertification industrielle n'est pas une fatalité. Et de souligner que, "lorsque l'Etat et les collectivités locales s'impliquent, cela donne des résultats, comme au Creusot", à quelques km d'Autun.

Devant des petits patrons, DSK défend l'extension des 35 heures aux petites entreprises, prévue par le projet socialiste, mais "en faisant du cas par cas par le contrat, pas par la loi".

"Il faut bouger, il faut changer, j'entends montrer comment", plaide le candidat. "La France est mûre pour une vraie social-démocratie. Je suis ce candidat social-démocrate", lance-t-il.

Largement distancé par Ségolène Royale dans les préférences des Français, M. Strauss-Kahn a remisé toute attaque contre la favorite, s'affirmant persuadé que le vent va tourner et "la donne totalement changer". "Dans quatre semaines, on saura qui est candidat et les militants vont se concentrer sur le choix".

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